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samedi 23 juin 2012

Takashi Miike



En voici un homme dont j'admire l'oeuvre!


Commençons par présenter l'homme: Il s'appelle Takeshi Miike et est né en 1960 au Japon.
Malgré qu'il dit ne fréquenter les cours que rarement il est diplomé de l'Academy of Broadcasting and Film de Yokohama (Yokohama Hoso Eiga Senmon Gakko)et commença sa carrière en réalisant des téléfilms.

Dans les années 90 il réalise des films sortant directement en vidéo, c'est ainsi qu'il se fera connaître dès 1995 grâce au film Les Affranchis de Shinjuku dans lequel on pouvait déjà entrevoir son style et 2 de ses thèmes récurrents: les yakuzas et la violence.
Il faudra cependant attendre 2000 pour qu'il gagne la reconnaissance internationale grâce à Audition


De là commence une carrière plus que prolifique pour Miike avec déjà plus d'une cinquantaine de films

Voici une liste des plus notables (à mon sens)
Full Metal Yakuza (1997)
Dead or Alive (1999) et ses 2 suites
Audition (1999)
Visitor Q (2001)
Ichi the Killer (2001)
La Mélodie du Malheur (2001)
Gozu (2003)
La Mort en Ligne (2003)
Zebraman (2004)
3 extrêmes (3 courts métrages, un de Takashi Miike -The Box, ainsi qu'un de park Chan wook et le dernier de Fruit Chan) (2004)
IZO (2004)
Crows Zero (2007) et sa suite
Yatterman (2010)
13 Assassins (2010)

Il a aussi réalisé le mini série MPD Psycho, tirée d'un manga ainsi qu'un épisode de la série Master of Horror nommé La maison des sévices (Imprint) qui fut d'ailleurs censuré.


Il devait aussi réaliser le film Zaitochi mais le projet fut au final donné à Takeshi Kitano. Qu'a cela ne tienne en 2007, il met en scène la pièce de théâtre de Zaitochi!

On notera aussi quelques apparitions discrètes en tant qu'acteur, notamment dans Hostel

Le cinéma de Miike est assez hétéroclite bien que celui ci nous propose des thèmes assez récurrents et de petites notes biens particulières qui le rend facilement reconnaissable.
L'homme nous propose souvent beaucoup de violence qu'elle soit sanglante (Izo), voir versant carrément vers l'excès absolu dans Ichi The Killer qui déclencha d'ailleurs la polémique après la distribution de sachet pour vomir à l'effigie du film lors du festival de Torronto ainsi que les foudres de la censure; à l'opposé il sait aussi utiliser cette même violence de façon sournoise et sans effusion de sang (La Maison des Sévices, Audition).



Miike excelle dans les films à la tendance fantastique et onirique, un onirisme fait souvent de sang et de folie comme il le laisse transparaitre dans IZO ainsi que lors de la série MPD Psycho
Il aime aussi à dépeindre la tristesse et la misère du quotidien avec autant d'humour noir que de bizarreries (La Mélodie du Malheur, Visitor Q).


Si Miike se plait à faire des films loufoques et parfois complètement déjantés il sait aussi maitriser des réalisations beaucoup plus traditionnelles. C'est ainsi qu'on retrouve les Crows Zero et 13 Assassins dans la rubrique du "Films avec des putains de scènes de combats de oufs" et où le scénario ne passe malgré tout pas au second plan.
On peut aussi parler de "La Mort en Ligne" qui se révèle être un film d'horreur japonais on ne peut plus traditionnel allant même jusqu'à rappeler **Ringu**; un film presque trop banal que pour être du Miike quand on y pense bien.



Etant ultra productif on peut se demander si la qualité est au rendez vous de tous les métrages qu'il nous offre. Bien sur certains sont meilleurs que d'autres, que ce soit sur le plan de la réalisation que scénaristiquement et même si on peut remarquer certaines baisses de qualité parfois visiblement due à un manque de budget ou à trop d'idées qui partent parfois dans tous les sens l'oeuvre de Miike vaut le détour, et mieux vaut ne pas se baser que sur un seul film pour se faire une idée tant celui ci est capable du meilleur dans plusieurs genres

Si je devais vous donner seulement 3 films à voir absolument je choisirai Ichi The Killer pour sa folie, son humour taré et son gore outrancier, IZO pour son coté tragique et déroutant qui m'a bluffé et qui est le seul film à l'heure où je vous parle à avoir réussi à me donner un combo crise d'angoisse, larmes aux yeux et un sentiment indescriptible d'être perdue et 13 Assassins pour sa réalisation superbe et sa photo de toute beauté



D'autres articles sur Takashi Miike sur ce site:
Sukiyaki Western Django
Izo
Crows Zero
13 Assassins

lundi 31 octobre 2011

Bela Lugosi

Aujourd'hui je viens vous présenter le dénommé Bela Lugosi dont je vous ai parlé vite fait dans mon article sur Ed Wood.



Béla Lugosi, de son vrai nom Blaskó Béla Ferenc Dezső est un acteur hongro-américain né en 1882 et mort en 1956.
Il est né dans la ville de Lugos, qui lui donnera plus tard donc son pseudonyme.
Il fut acteur de théâtre, de films muets et de films parlants.
L'acteur immigre aux Etats-Unis en 1919 et quelques années après décroche, grâce entre autre à son accent hongrois qui lui posait pourtant tant de difficultés aux US, le rôle de Dracula dans une pièce de théâtre à Broadway et ensuite en 1931 dans le film du même titre.
La même année il refuse d'interpréter le rôle de la créature du film "Frankenstein".



L'acteur étant vite enfermé dans les rôle de vampire et la qualité de ceux-ci s’effondrant dans les années 50, il bascule dans l'oubli, sa maladie le rendant en plus dépendant à la morphine.
Il meurt en 1956 après avoir tourné quelques petits passages muets pour le prochain film de son ami Ed Wood.

Le rôle de Dracula et ceux de vampires lui colleront à la peau à un point tel qu'à sa mort, sa femme et son fils demanderont qu'il soit enterré avec sa cape.
La rumeur veut qu'à force de jouer le vampire il pensait lui même en être un.
C'est d'ailleurs grâce à ce rôle qu'il est encore aujourd'hui présent dans les mémoires ainsi que dans la culture gothique.
En plus de Dracula il joua dans quelques films d'horreur dont certains de **Ed Wood**, réalisateur maudit dont la vie (ainsi que celle de Lugosi) est dépeinte dans le film éponyme de Tim Burton.



Filmographie de ces films les plus notables:
1931 : Dracula
1932 : White Zombie
1935 : la marque du vampire
1941 : Le loup garou
1942 : Le monstre de minuit
1945 : Zombies on Broadway
1949 : Deux nigauds contre Frankenstein (*Ici il interprète aussi Dracula*)
1956 : La fiancée du monstre

Quelques petits extraits:
http://www.dailymotion.com/video/xd0qxx_dracula_music
http://www.dailymotion.com/video/x56p3m_1st-zombie-horror-movie-ever-1932-w_shortfilms

samedi 15 octobre 2011

Takeshi Kitano

Si nous étions au Japon il y a un homme dont vous auriez tous entendu parler à moins de vivre en ermite dans une grotte.
Mais comme nous ne sommes pas au Japon c'est à moi que va revenir la dure tâche de vous faire découvrir ce curieux personnage qu'est Takeshi Kitano aussi connu sous le pseudonyme de Beat Takeshi.

Je vais donc,et cela en trois articles, vous présenter l'homme et son oeuvre.
Pour cela, vous aurez aujourd'hui droit à la biographie du bonhomme et dans les épisodes suivants je vous présenterai deux de ses films pour vous montrer deux des grandes facettes de cet artiste singulier




Takeshi Kitano est né le 18 janvier 1947 (le même jour que ma maman donc, ce qui veut dire que c'est forcement quelqu'un de bien) près de Tokyo.
Il n'est rien de moins que :
- réalisateur et scénariste
- acteur
- animateur de télévision
- humoriste
- peintre et plasticien
- écrivain et poète
- chanteur
- designer de jeux-vidéo
- professeur à l'école universitaire de Tokyo
Il est aussi possesseur de sa propre société Office Kitano.

Voilà, vous avez donc compris qu'on a affaire à un sacré monstre des arts.

Takeshi Kitano commence sa carrière d'artiste en tant qu'acteur et comique.
C'est à la fin de ses études d'ingénieur qu'il est engagé comme réparateur d'ascenseur dans un théâtre.
C'est forcé de voir les comiques sur scène qu'il se découvrira une vocation mais aussi apprendra à l'exploiter grâce aux comiques sur scène.
Lorsque le comique régulier du théâtre tomba alors malade ce sera le début de la carrière de Kitano.
Il fondera ensuite un duo comique avec un de ses amis, les Two beats (d'où vient son pseudonyme Beat Takeshi, cela en 1972.
Ce pseudonyme d'ailleurs sera utilisé pour ses travaux plus drôles alors qu'il utilisera son nom pour ses rôles plus sérieux.
En 1976 ceux-ci passeront à la télévision japonaise et la reconnaissance du public arrivera rapidement.
Comment ont-ils obtenu cette reconnaissance ? Grâce à de petits sketchs satiriques appelés manzai, mais la particularité du duo est de s'aventurer sur des sujets délicats tels que les pauvres, les laids, les handicapés, les vieux, les cons et j'en passe. La provoc' ça a toujours payé c'est bien connu.

Tout ça c'est bien mais nous, on préfère ce qui se passe sur un écran.
C'est ainsi que Kitano se retrouve acteur mais aussi présentateur de télévision.
Vous voyez Takeshi's Castle ? non ? http://www.youtube.com/watch?v=PGuYojcmZpI ceci vous parlera peut-être déja plus
C'est bon vous situez ? bah voilà, le boss final c'était lui.
Je vous ai dit aussi qu'il avait créé des jeux vidéos, en réalité y en a eu qu'un et vous allez comprendre pourquoi.
Nous étions en 1986 il développe le jeu Takeshi no Chōsenjō (Le défi de Takeshi) sur la console Famicom de Nintendo. Le principe du jeu ? Faire des choses répétitives et stupides telles que : appuyer sur un bouton de la manette pendant 4 heures, ou encore frapper le boss final 20000 fois. On pouvait lire sur l'écran principal du jeu : « ce jeu a été réalisé par quelqu'un qui déteste les jeux vidéo ».

Tout ça c'est fort bien, ça vous situe le personnage mais passons à quelque chose qui nous intéresse plus, le cinemaaaaa.
Takeshi Kitano est tout d'abord acteur, et il incarne bien souvent des rôles de gangsters ou alors se retrouve dans des comédies.
Son jeu d'acteur est particulier, l'homme ne laisse bien souvent aucune expression sur son visage (fait qu'il explique lui-même de cette manière : "dans mes films et ceux des autres, j'essaie en général d'inhiber mes expressions faciales pour que le spectateur, suivant la situation, ressente ses propres émotions à travers mon personnage")
1989, tournant de sa vie d'acteur et de réalisateur : il est pris pour le rôle principal de Violent cop où il incarne un détective plutôt singulier... c'est alors que le réalisateur du film tombe malade... et que Kitano se propose pour le réaliser !
Il remanie fortement le scénario et fait de son personnage un anti héros, pari gagné, le film est un succès au Japon !
1990, Jugatsu, son 2eme film en tant que réalisateur et son premier en tant que scénariste, il y joue le rôle d'un gangster psychotique en quête de vengeance. Un film violent et a l'humour noir et un échec budgétaire...
C'est en 1993 avec Sonatine où il incarne un Yakuza qu'il sera reconnu du public international.



1997 nouveau succès avec Hana Bi, l'histoire d'un policier rongé qui entreprend un dernier voyage avec sa femme souffrante. Le film sera nominé au César, Lion d'or au festival de Venise, prix du meilleur film étranger, lors des Prix du cinéma européen, prix du meilleur film, lors des Kinema Junpo Awards et encore d'autres.
Remarquable rôle aussi bien que secondaire de Kitano, celui de Kitano justement dans Battle Royale.
L'année suivante il tourne Aniki, mon frère à Los Angeles où il incarne encore une fois un yakuza au côté d'Omar Epps dans le rôle d'un gangster.
Ensuite en 2003 il réalise Zaitochi où il incarne le personnage principal, un masseur aveugle dont les talents aux sabres ne laissent pas à désirer. Ce film devient son plus grand succès de manière nationale et internationale et reçoit d'ailleurs beaucoup de prix dont le Lion d'argent du festival de Venise.
En 2005 il réalise Takeshi's, en 2007 Glory to the Filmmaker et en 2008 Achille et la Tortue. Ces trois films forment une trilogie autobiographique sur Kitano, alliant humour, remise en question de l'auteur et burlesque.
Cette trilogie ne signifie cependant pas la fin de la carrière de Kitano et celui-ci le démontre en sortant en 2009 Outrage, films de Yakuzas encore où il est à nouveau en tête d'affiche.



Et toujours en rapport avec le cinéma il faut savoir que certains de ses romans ont même été adaptés à l'écran par d'autres réalisateurs.

lundi 11 juillet 2011

Ed Wood




J'ai choisi de vous parler d'Ed Wood, film biographique sur Edward Wood donc, qui est réputé pour être le plus mauvais réalisateur de tous les temps.
Rien que ça quand même.
Ce film a été réalisé par Tim Burton en 1994 et en noir et blanc.
Histoire de faire original c'est Johnny Depp qui incarne le rôle d'Ed Wood.
Y en a à qui ça donnera envie, d'autres que ça fera fuir, je suis de ceux qui jusque-là sont plutôt neutre.


Le film nous narre donc une partie de la vie d'Edward Wood, un jeune réalisateur Hollywoodien très ambitieux et surtout très décalé.
L'homme est persuadé que ses projets de films sont génialissimes et que le succès sera au rendez vous quoi qu'il arrive.
Son credo à lui ? Les films d'horreur ! Mais n'importe quel film fera l'affaire aussi tant qu'on le lui donne à réaliser !
Le film met aussi l'accent sur sa rencontre avec un Bela Lugosi vieillissant et seul.
Niveau carrière filmique le film nous narre la réalisation de Glen or Glenda, Bride of the Monster et Plan 9 from Outer Space.

A première vue un film biographique classique donc et dans mon petit esprit réducteur un peu chiant.
En réalité non, ABSOLUMENT PAS.
Pour une fois Depp surjoue mais rend son personnage on ne peut plus attachant et l'interprétation de Martin Landau dans le rôle de Lugosi est tout aussi émouvante.
Non seulement nous sommes face à un film émouvant mais aussi drôle.
L'univers de Wood est fou, Wood était visiblement un grand original et cet aspect de sa vie est plus que bien retracé dans le film.
Je dois avouer qu'avant le visionnage de ce film je ne connaissais rien de Wood à part sa filmographie en diagonale qui avait pas l'air tip top mais ce film de Tim Burton m'a donné envie de savoir plus sur lui, si les délires du personnages dans son film étaient bien ceux dans sa vie etc...
J'ai été réellement bluffée et touchée par ce film et vous le conseille vivement.



En clair : KOEUR pour la sincérité, KOEUR pour les personnages à qui on s'attache comme une mouche sur son papier collant, KOEUR pour la folie de Wood.

BANDE ANNONCE http://www.youtube.com/watch?v=CawVaHxWvnA

vendredi 3 juin 2011

Uwe BOLL

Je viens vous parler d'un réalisateur bien connu mais bien souvent dans le mauvais sens du terme ; il s'agit de **Uwe Boll**, aussi connu sous le nom de Master of Error, haha...



Mr Boll est donc un réalisateur mais aussi un scénariste et producteur allemand connu surtout pour ses adaptations de jeux vidéos bien souvent plus que nanaresques.
Une autre chose qui caractérise Uwe Boll, c'est son auto-dérision et ses provocations.
L'homme a d'ailleurs écrit un livre intitulé *Comment faire du cinéma en Allemagne* dans lequel il n'hésite pas à se comparer à Martin Scorsese ou même David Lynch. *Si si,* c'est un grand malade notre homme du jour !
Entre Uwe Boll défiant des journalistes sur un ring de boxe en oubliant de préciser son ancienne carrière de boxeur pour déclarer ensuite Un poing dans la gueule, c’est le meilleur moyen d’aimer mes films ! ou encore à la sortie de Postal que "Postal est meilleur que tous les films présentés au Festival de Cannes cette année. Mais quelle que soit la bouse qu’ils aient tournée, ce sont toujours les mêmes réalisateurs qui sont invités", l'homme sait comment faire parler de lui et surtout comment se faire haïr et en retire visiblement pas mal de fun.
Une pétition sur le net aurait même recueilli plus de 300 000 signatures demandant qu'il arrête le cinéma.
Mais pourquoi tant de haine ?!

Uwe Boll est-il si mauvais et ses films si nases ?



Pour une grande partie de son *œuvre* il faut bien reconnaitre que oui c'est un vrai massacre, mais en partie assumé.
Il suffit de regarder House of the Dead, adaptation du jeu d'arcade du même nom, c'est un nanar clairement assumé où parfois on rit, de dépit oui mais on rit quand même un peu.
Maintenant avouons, les adaptations de jeux vidéos au cinoche qui ont été réellement bien faites sont plutôt rares et comme monsieur Boll adooooore les adaptations de jeux vidéos, bah voilà le résultat, y a déjà une moitié de la filmographie de l'homme qui est clairement de l'adaptation de jeu vidéo nanardique (composé de nanaresque et de merdique, fera son apparition dans le dico un jour, vous verrez).
Pensons notamment ici à House of the dead, Far Cry, Alone in the Dark, Blood Rayne et d'autres.
Jusque là on pourrait donc dire que Uwe Boll ferait en effet mieux de prendre sa retraite ou d'aller vendre des bananes sur les plages.
Mais quitte à me faire avocat du diable je dirais que tout n'est pas à jeter non plus.


Prenons tout d'abord Postal, pourtant lui aussi adapté d'un jeu vidéo, d'ailleurs.

Le film nous raconte l'histoire d'un pauvre mec, au chômage qui demande à son oncle, gourou d'une secte plutôt hippie, de lui prêter de l'argent. Celui-ci lui propose de faire voler la dernière cargaison d'une peluche devenue rare et donc pour laquelle certains sont prêts à mettre le budget : les Koukougnettes. Malheureusement un groupe islamiste mené par Ben Laden en personne veut lui aussi s'approprier les Koukougnettes pour une toute autre raison.
Ici nous restons tout de même dans le nanar. C'est vulgaire, stupide et de mauvais goût, bref on aime ou on n'aime pas, mais sachez déjà que pour ceux qui aiment ce genre d'humour, vous allez adorer.
Soyons honnête par contre, niveau réalisation il n'y a rien de fou, c'est filmé simplement, minimum syndical, quoi.

A présent, changeons de registre et prenons Stoic:

Le plot : un détenu se suicide dans sa cellule. Que s'est-il passé les heures qui ont précédé ? Est ce que ces 3 compagnons d'infortunes ont pu jouer un rôle sur sa décision ?
Le film ici se base sur des faits réels qui se sont déroulés en 2006 à la prison de Siegburg.
On y retrouve entre autre **Edward Furlong** dans le rôle d'un des détenus.
Petite anecdote pour ce film, une grande partie des dialogues ont été improvisés par les acteurs. Balèze, quoi.
En pratique Stoic se révèle être un film sérieux, aucun côté nanar contrairement à ce que la marque Boll pourrait laisser penser, mais le film n'est pas un chef d’œuvre, trop de lenteur parfois surtout sur les scènes crues qui paraissent parfois durer des heures.
Il faut reconnaitre une qualité majeure au film, c'est l'ambiance, le malaise du spectateur devant les images, devant les événements qu'on sent facilement venir et dont on n'échappe pas.
Stoic est éprouvant, violent et froid.
Un film très réaliste et qui laisse une impression de vide profond.


Enfin 3eme film qui laisse à penser que Boll n'est pas juste un fou incapable :Rampage :


Dans Rampage, Boll nous plonge auprès de Bill, la vingtaine et qui vit toujours chez ses parents qui aimeraient le voir quitter le nid sous peu.
Bill est tiraillé entre ses parents qui tentent de le faire partir et reprendre ses études et de l'autre côté Evan, son meilleur ami qui lui balance toute la journée de la propagande politique anti-matérialiste.
Personne ne l'a encore remarqué mais Bill est au point de non retour et le costume en kevlar qu'il se prépare depuis des mois est enfin prêt...
En gros Boll nous propose ici l'histoire d'un gars qui pète une case et va tirer sur tout ce qui bouge en pleine ville. Le film est efficace, pas de temps mort, bien joué, la musique frappe juste.
On remarquera même des plans filmés caméra à l'épaule, mais ça, on s'en serait bien passé.
Rampage est au final un film efficace, et étonnant sous ses airs de petit film moyen que les premières minutes laissent pourtant présager.

Mais Uwe Boll va-t-il continuer et s'améliorer ? (l'espoir fait vivre, hein...) ou retourner à ses premières amours : les films de merde ?
Dans ses projets il faut Noter Blubberella: "La première grosse super-héroïne qui va botter les gros cons avec son gros cul" qui nous laisse penser qu'on va retomber dans l'humour douteux, mais aussi Auschwitz, qui fait déjà beaucoup de bruits car certains trouvent irresponsable de laisser un tel sujet dans les mains de quelqu'un comme Boll.