Affichage des articles dont le libellé est science fiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est science fiction. Afficher tous les articles

dimanche 6 juillet 2014

Odd Thomas

Odd Thomas est un film basé sur la série de livres du même nom de Dean Koontz
Le film lui est réalisé par Stephen Sommers, a qui on doit entre autre La Momie et Van Helsing (...)



Odd Thomas est un peu monsieur tout le monde, un boulot de cuistot dans un restaurant, une petite amie, un appart, quelques amis même.
Mais Odd, en plus d'avoir hérité d'un prénom bien...étrange, a la faculté de voir les morts qui ne sont pas passé de l'autre coté, il tente du coup tant bien que mal de les aider à passer de l'autre coté, ce qui n'est pas toujours facile car les morts voyez vous ne parlent pas.
Afin d'attirer le moins possible l'attention sur lui seul sa petite amie Stormy et le chef de la police sont au courant de ses dons.
Oui, ses dons... car non seulement Odd peut voir les morts mais il voit aussi ce qu'il a baptisé lui même des "bodachs".
Les bodachs sont des espèces de créatures invisibles, très peu ragoutantes qui se nourrissent de la peur, de la souffrance engendrée par la mort. Le bodach étant fin gourmet il ne se présentera pas pour se délecter de l'issue fatale au diabète de papy ou du gamin écrasé sous une bagnole, il lui en faut plus, plus de douleur, de peur.

C'est quand Odd croise la route d'un homme au comportement et a l'allure suspecte et que celui ci se trouve être entouré par une meute de bodach que Odd comprend qu'il y a un gros problème, il lui faudra cependant découvrir de quoi il en retourne mais surtout comment arrêter ce qui se prépare.



Odd Thomas est un film qui réussit à allier plusieurs genres et à doser le tout avec précision pour donner un résultat accrocheur jusqu'au bout.
Si on ne peut nier la présence du fantastique tout le long du film il s'avère être tout autant un thriller convaincant qu'une comédie attachante.
Anton Yelchin endosse le rôle de Odd avec efficacité, son physique partout s'accorde à merveille avec ce personnage à la fois on ne peut plus commun et en même temps absolument étrange, un mélange curieux et à la fois réussi.
Est ce qu'il s'agit seulement de la ressemblance physique ou bien de l'attitude du personnage mais celui ci m'a rappelé Marty Mc Fly du célèbre retour vers le futur.
Stormy la petite amie de Odd est ce genre de fille mignonne à croquer, gentille et souriante et avec en plus un humour décalé qui la rend encore plus attachante.
Les deux forment un très beau couple, comme le dit Odd, ils sont destinés, celà se voit, se ressent c'est tellement beau que ca en ferait passer le film pour un film romantique.
On retrouve aussi Willem Dafoe dans le rôle du chef de la police, Wyatt Porter, le gars qui connait le secret de Odd et l'aide a chopper les méchants...pas toujours facile d'ailleurs pour un policier de justifier certaines choses quand elles résultent des visions et intuitions de Odd.
Dafoe donne une interprétation convaincante et en prime sa tête convient très bien au personnage.


Marty Mc Thomas



Si on devait reprocher quelque chose à ce film ce serait pour moi les effets spéciaux, les créatures en images de synthèse ne sont certes pas ratées mais pas non plus géniales, la faute au budget surement.
Le scénario assure lui une bonne partie du film, beaucoup de rebondissements, d'action, quelques belles répliques au passage et un bon rythme tout le long.
La réalisation est quant à elle honnête, sans en faire des briques non plus.

Odd Thomas est un film que je recommande pour un bon divertissement ou on se laisse emporter dans l'histoire sans trop de difficultés!

samedi 12 janvier 2013

The Mist


 l'envie m'est venue de vous parler d'un film que j'apprécie beaucoup, à savoir: The Mist



Ce film, datant de 2007 est une adaptation d'une nouvelle de Stephen King. Il a été réalisé et écrit par Frank Darabont, qui avait déjà adapté 3 nouvelles de King auparavant (he Woman in the Room, Les Évadés, et La Ligne verte).

Un violent orage s'abbat sur une petite ville du Maine.
Le lendemain on constate qu'il y a beaucoup de dégâts matériel mais David, sa femme et son fils sont cependant sains et saufs.
David décide donc d'aller faire des provisions au supermarché avec son fils et son voisin Brent.
Si l'orage est passé il y a cependant un brouillard épais venant du lac et avançant rapidement.

Alors qu'ils sont au supermarché, tous remarque un nombre important de voitures de police passant à toute vitesse.
Ensuite c'est un homme terrorisé qui entre dans le supermarché la chemise tâchée de sang et parlant d'une chose horrible cachée dans la brume.
Alors que les responsables ferment les portes, la brume s'amasse sur le magasin rendant la vision impossible à l'extérieur.
Quand la plupart prenne l'homme pour un fou, David ainsi que quelques autres personnes vont vite se rendre compte que la brume abrite pourtant des créatures hostiles...



Fear changes everything

The Mist, c'est un film où la fin est proche, où l'espoir se réduit de plus en plus au fil du film.
Si j'aime ce film c'est principalement pour une chose, à savoir que si les créatures ont une part importante dans le film elles ne sont cependant pas le thème principal.
Ce thème prédominant n'est autre que l'homme et ses réactions en situation de panique.
Nous sommes plongé dans un semi huis clos où certains paniquent plus vite que d'autres se laissant aller à croire les prophéties d'armageddon d'une fervente catholique et à agir en fonction de ses dires sans faire appel au bon sens ou à une quelconque réflexion, au point même d'aller jusqu'à parler de sacrifice!
Si les créatures sont certes hideuses, ce qui est effrayant dans The Mist, c'est cette dimension réelle qu'est l'humain et ses réactions, pouvant transformer une situation dangereuse en situation désespérée.

Notre espèce est fondamentalement cinglée. Mettez plus de deux êtres dans une chambre, ils prendront parti et se mettront à imaginer des raisons de s'entretuer. Pourquoi avoir inventé la politique et les religions ?
(Ou la réplique du film qui le représente très bien)

Au delà de cela, The Mist possède aussi une bande son de qualité avec entre autre Dead can Dead et son The Host of the Seraphim lors de la dernière scène.
Le son et l'image collant à merveille, et accentuant le désespoir de cette scène, il est difficile de rester de marbre et de ne pas être traversé de frissons.

Petite critique: malgré que le film n'a que quelques années seulement la tronche des créatures a déjà pas mal vieilli entre temps et certaines semblent vraiment très fakes.
En dehors de cette petite note négative la réalisation est propre même si le film ne laisse pas beaucoup d'espace pour de jolies prises de vues etc.
L'interprétation des acteurs est correcte et de qualité pour la plupart bien que certains personnages secondaires ont de bonnes têtes à claques (mais c'est voulu pour une partie d'entre eux je pense).



En résumé, même si ce film n'est pas parfait, The Mist possède tout de même de grandes qualités et mérite d'être vu.
Alors que nous sommes face à un film aux caractéristiques de film fantastique et de science fiction, on s'en écarte de plus en plus au fil du film pour que cela ne devienne plus que le prétexte à la réflexion, l'élément déclencheur, d'un autre chaos: L'humain livré à lui même.

[Trailer]: http://www.youtube.com/watch?v=LhCKXJNGzN8

samedi 27 octobre 2012

The Road




Pour aujourd'hui j'ai décidé de vous parler de The Road.

The Road est un film de science fiction 2009 réalisé par John Hillcoat avec entre autre Viggo Mortenssen, Kodi Smit-McPhee et Guy Pearce.
Il est inspiré du livre de Cormac McCarthy.


Cela fait déjà plus de 10 ans que la terre a presque explosé, les survivants ne se souviennent que d'un éclair et des chocs, ensuite plus rien le chaos.
Plus de vie, plus de végétation, plus de lumière...
C'est dans ces conditions, ce monde ou chacun erre à la recherche d'un peu de nourriture et d'espoir, qu'un père tente seul d'élever et de protéger son fils qui à plus ou moins le même âge que cette tragédie.


Si j'ai choisi de vous parler de ce film c'est pour une raison très simple il s'agit d'un des rares films de science fiction et de post-apocalypse que j'ai apprécié.

Ici, on ne connait pas la cause de la catastrophe, il n'y a pas de créatures horribles qui viennent bouffer les humains, non, tout est misé sur le réalisme.
Les sentiments des personnages sont le point fort du film, chose qui n'aurait pas été possible sans les prestations remarquables des acteurs principaux d'ailleurs.
On comprend très vite que dans ce monde de chaos, le pire ennemi de l'homme, c'est l'homme justement par son manque d'humanité et son égoïsme entrainant un chacun pour soi allant du simple vol jusqu'au cannibalisme organisé.

Si The Road n'est pas un film plein d'action et de rebondissements, il est un film emprunt de peur mais aussi d'espoir.
Le film comporte cependant quelques scènes fortes comme la découverte d'un corps d'enfant mort et putréfié dans son lit par les personnages, scène justement orchestrée où l'accent à été mis non pas sur le corps décomposé mais sur la réaction de l'enfant devant ce cadavre.
Le film comporte aussi quelques flash back de l'homme avec sa femme qui rapelle l'avant et qui rapellent aussi le début de ce nouveau présent, de ce chaos.
Ces flash back intelligemment placés sans pour autant apporter énormément au scénario.



Les personnages sont développés et leurs réactions sont très naturelles.
Le père veut à tout prix protéger son fils et lui apprendre à pouvoir se débrouiller seul alors qu'il n'a  pas espoir que le monde s'améliore, il est même prêt à le tuer plutôt que de laisser quelqu'un lui faire du mal, il est méfiant de tout le monde.
Le fils malgré qu'il se demande si il va mourir quand il a faim, est prêt à partager sa nourriture avec d'autres dans le même cas qu'eux; il est bon et à encore l'espoir.

Autre force dans The Road, les décors froids,poussiéreux et rappelant les villes fantômes qui renforcent ce caractère de monde où même la nature n'a plus ses droits, à plus d'un moment je me suis crue à Prypiat.
La musique, signée Nick Cave, bien qu'elle soit relativement en arrière plan n'est tout de même pas en reste et colle parfaitement à cette ambiance.



Au final, The Road est un film intelligent, dont la force principale réside en son réalisme qui en fait d'ailleurs froid dans le dos.

lundi 16 avril 2012

Iron Sky



Je viens à vous pour vous présenter Iron Sky, véritable OVNI cinématographique.


Ce film finlandais mais tourné en Allemagne et en Australie a été réalisé par Timo Vuorensola.
Ce projet datant de 2006 a mis un certain temps à arriver sur nos écrans car manquant de budget une partie à été financée par les fans eux même.
Il s'agit d'un film de science fiction mais aussi d'une comédie piquante.

Le scénario est simple: Après la seconde guerre mondiale les Nazis vont se planquer sur la face cachée de la lune. Là bas ils continuent à vivre qu'en en 45 en parfait suporters du régime.
Les nazis sur la lune = IV Reich.
Mais un jour de 2018 ils croisent le chemin de 2 astronautes américains...
Les astronautes qui sont juste là histoire de faire quelques images et de tenter de faire réélire la présidente Américaine sortante vont être pris par les nazis pour des éclaireurs annonçant la conquête de la lune par les USA, et là, c'est le bordel car tout le monde sait que la meilleure défense c'est l'attaque.



Iron Sky c'est le genre de film avec lequel on peut s'attendre au meilleur comme au pire...
Ici nous avons beaucoup de chance car c'est du très bon qui nous est servi.

Le film possède un bon rythme qui fait que pas à une seule seconde on ne s'ennuie, on rentre vite dans le vif du sujet et c'est tant mieux.
Les effets spéciaux (servis en masse forcément lorsque nous sommes sur la lune ou in the spaaaaace) sont quant à eux très bien réalisés, de même pour les décors lunaires qui sont de toute beauté.
L'image et les couleurs sont elles aussi très belles et bien choisies reflétant le coté vraiment obscure de cette "face caché de la lune".

Le film regorge d'humour et d'auto-dérision; ici aussi bien américains que nazis en prennent plein la gueule, mais ce qui est encore mieux c'est qu'ils ne sont pas les seuls à en prendre, personne n'est épargné et c'est encore plus drôle.
Histoire de bien délirer tout le long du film inutile de dire que les clichés sont utilisés avec brio et on remarque aussi une utilisation du "choc des cultures" entre des nazis restés à l'écart de tout pendant plus de 70 ans et la technologie "terrienne" afin de nous mettre face à des situations aussi loufoques les unes que les autres. La recette fonctionne sans encombres!

Autre force d'Iron Sky c'est ses références cinématographique et reprise de scènes et musiques qui ne vous seront pas inconnues, ca fait toujours plaisir et ca fait aussi sourire!

La prestation des acteurs se révèle être convaincante et les personnages, bien que leur psychologie soit fort peu développée, sont intéressants et certains sont en fait complètement cinglés et tant mieux.
Entre une présidente des USA n'étant pas sans rappeler une certaine Sarah Pallin et un scientifique allemand ressemblant à Einstein sauf que celui ci est vraiment à la masse vous aurez de quoi vous divertir!

Iron Sky est un film restant toujours dans le domaine du surréalisme mais montrant certains passages où une partie de réalisme est tout de même présente ceci permettant la réflexion entre 2 éclats de rire.
Quant à la fin du film, elle se veut explosive et ne manque pas de délivrer une critique de notre société, le tout toujours sur le ton de l'humour, permettant une fin moraliste sans plomber le film.



Iron Sky est un film à prendre sans aucune prétention, au 36ème degré et avec l'envie première de rire.
Il s'agit d'un film qui ne déçoit pas, sur aucun point, bref courez tous à votre bunker...euh cinéma pardon le plus proche!
Me voila conquise encore une fois par le cinéma venu du froid, et diablerie je me réjouis de sa sortie DVD pour pouvoir le revoir!


Un succès, Kiitos Timo!