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mardi 2 septembre 2014

The Final

Avant de continuer la lecture, sachez que cet article sera un bon vieux troll doublé d'un spoiler ambulant.


Cette affiche vous ment

Un lycée classique aux US.
La bande de frimeurs/branleurs fashion cliché au possible.
Et puis forcément les quelques élèves rejetés, torturés par ceux ci-dessus.
Et puis forcément les persécutés/rejetés tout aussi caricaturaux.
Après avoir enduré les humiliations et autres sans se rebeller, ils finissent par en avoir pleins les noix et décident de se rebeller. Voici le plot cliché de The Final.

Ils vont faire un gros shoot'em up dans le lycée et puis c'est tout c'est ca?
Ben non, pas exactement en fait, ils ont trouvé une idée révolutionnaire, oui carrément.
Ils vont organiser une teuf dans une maison reculée au fin fond de la forêt sans laisser savoir que c'est eux et piéger leurs "camarades" de classe pour les faire payer, il serait donc naze de leur tirer une balle en pleine tête, faut qu'ils souffrent bowdel!
Ils ont tout prévu dans le détail, comme des pros, avec tous les films d'horreur qu'ils ont vu c'est facile.
Cliché n°44: forcément les ados rejetés sont des fans de film d'horreur

Avant d'exécuter leur plan, pour prouver qu'ils ont raison de poser leurs actes, ils en appellent à Dieu, , si il s'oppose pas c'est qu'il est d'accord avec leur plan et puisque il leur envoie pas de signe, c'est qu'il est pour.
Cliché n°51: De fait, fallait bien mettre la responsabilité sur la tronche à Dieu
C'est alors qu'après les avoir empoisonnés pour qu'ils fassent un somme, ils se réveillent tous attachés et là, nos ados mal-aimés sont prêts à passer à l'attaque.
Histoire d'inspirer encore plus la peur aux victimes, ils ont porté un grand soin à leurs déguisements.
Cliché n°58: si il y a des déguisements pour foutre les boules aux gens, il y en a obligatoirement un en uniforme SS et un en clown


Poufs déguisées en fliquettes

Le porte parole des ados rejetés devenu bourreaux leur tape alors un discours philosophique sur pourquoi ils sont là, qu'ils veulent pas les tuer, mais les faire souffrir comme ils ont souffert puis que après; grâce à eux, les rescapés auront une nouvelle vision de la vie.
"Jigsaw, si tu nous entends, nous sommes de grands fans, spéciale kassdédi"
Les victimes font leur crise.
Cliché n°63: Au moins 2 doivent se mettre à pleurnicher et implorer, le même nombre doit se rebeller, et faut bien un incrédule dans le tas aussi
S'en suit un peu de sang, beaucoup de cris, des tortures parfois presque originales.
On a même droit à défi du "je te fais rien, si tu fais ça à l'autre", le tout tant qu'à faire avec ambiance musicale choisie par nos victimes devenues bourreaux. Non, pas la danse des canards, du métal forcément.
Cliché n°70: Les ados rejetés et qui souffrent écoutent du métal, on regrettera presque qu'ils nous aient pas servi du Marilyn Manson, histoire de nous resservir la responsabilité évidente de celui-ci dans toutes les tueries dans les lycées


Séance d'acupuncture

Y'a aussi une évasion aidée par un des bourreaux lui même, bref, il se passe quand même quelques trucs pour pas que tu tombes endormi, c'est déjà ça.
Le film se finit par une journaliste relatant les faits qui se sont produits "des ados perturbés ont séquestrés leurs camarades sans aucune raison"
Cliché 84: Le journaliste dit toujours de la merde déformée, et les djeunz resteront toujours des incompris

Comme vous aurez donc pu le comprendre, The Final est un film qui déçoit alors que ça ne partait pas forcément trop mal.
Si le sujet de base n'a rien d'original, on aurait pu penser que le revirement en mode "petit jeu malsain" à la place de shoot'em up dans le lycée aurait pu apporter une certaine fraîcheur.
Sauf qu'au final le tout est tellement caricatural qu'on y croit pas du tout. Les personnages aussi bien d'un camp que de l'autre sont d'un cliché assez peu égalable et leur interprétation tout bonnement mauvaise.
Seule la fille rejetée, Emilie, réussi à se démarquer un peu, grâce à un personnage peut être moins mauvais mais aussi une interprétation au dessus de la moyenne.
Pour ceux qui se contenterai d'un peu de gore, d'un truc qui fait juste mal, ben non, c'est même pas trash, ni même vraiment sadique.
Rajoutez à cela quelques effets sonores mal foutus et c'est le bouquet, on est foutus.

dimanche 22 juin 2014

House of The Dead




Pour les généralités House of The Dead est donc un film datant de 2003 et réalisé par Uwe Boll, il s'agit de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo du même nom.
Les adaptations de jeux vidéos et Uwe Boll, c'est une grande histoire d'amour en plus (Postal, Bloodrayne, Alone in the Dark, ...) mais là ou House of the Dead était promis d'office à un bel avenir au sein des navets c'est le petit détail quand même que le jeu original ne comporte pas de réel scénario.

- Scénariste : "hé Uwe, c'est peut être pas un bon plan en fait cette adaptation, y'a pas de scénario dans le jeu, c'est un shoot them up sans histoire House of The Dead. Qu'est ce qu'on va pouvoir faire avec ça ?"
- Uwe Boll : "Etre fidèle au jeu, mec !"
- Scénariste : "C'est-à-dire ?"
- Uwe Boll : "Pas se casser le cul à faire un scénario tout simplement!D'ailleurs t'es viré au fait tu sers à rien"
C'est ainsi que Uwe Boll s'empara d'un post-it et écrivit à peu de choses près les mots suivants Djeunz, rave party, île, zombies. Voila, vous avez votre scénario : des djeunz se rendent sur une île mystérieuse pour une rave party, mais pas de bol y'a des zombies.
Le mec qui les amène en bateau sur l'île fait aussi dans le trafic d'armes, et voila, nos djeunz ils ont même des flingues pour lutter contre les zombies, pourquoi se casser la noisette à faire un scénario.


Tu savais pas que Sega organisait des rave party ?

Quand on a pas beaucoup d'idées et à peu près autant de budget, il faut donc trouver quelques trucs pour que quand même des gens veuillent voir le film... C'est ainsi que Uwe Boll rajoute dans un élan de génie sur son post-it le mot nichons.
"C'est sur les gars, si on montre pas mal de boobz on va augmenter les ventes du dvd !!"
Très inspiré un mec de l'équipe gueule alors "cascades".
Uwe réplique : "M'enfin Georges tu devrais savoir qu'on a pas le budget pour des cascadeurs !", mais Georges c'est le roi de la débrouille et du coup il se dit qu'il y a plus qu'a faire sauter les gens sur des trampolines et que ça fera un effet vachement balèze. Qu'à cela ne tienne, Uwe ajoute sur son post-it "cascades sur trampoline".

Le lendemain il regarde Matrix à la télé et découvre le Bullet Time, c'est la révélation pour Uwe : on va foutre plein dans le film et ça sera trop génial.
Mais pas un ou deux hein, non, on y va à fond.
Et puis il faut rendre hommage au jeu quand même, non pas en faisant un bon film, ça c'est pas assez original, puis ça nécessiterait trop d'efforts surtout, il va trouver une idée révolutionnaire pour cela : mettre des extraits du jeu en plein film.

Bullet Time + extraits du jeu = 2XCOMBO:

https://www.youtube.com/watch?v=eJg2noJoW2I


Comme on le devine donc avec ces éléments la réalisation est on ne peut plus pourrie et je m'en foutiste, n'ayant aucune honte à laisser des rails et des trampolines visibles, à croire qu'ils le font vraiment exprès, et avec le sens du détail en plus.
Ce film est un vrai collector où rien n'a été laissé au hasard : que ce soit les maquillages, les acteurs, les dialogues, la musique (oh cette musique !)... tout est mauvais. C'est là où ça en est fantastique, rien ne peut récupérer le coup, ça en devient presque une performance une telle incompétence.

Navet assumé ? Sûrement !
Navet volontaire ? Après tout qui sait...

dimanche 24 février 2013

Cockneys Vs Zombies


Pour ceux qui ne le savent pas j'aime les zombies, et forcément les films de zombies!
Puis j'aime aussi l'humour british.

En gros, j'étais plus que obligée de voir ce Cockneys VS Zombies.



Compte rendu du match:

Cockneys VS Zombies c'est l'histoire de deux frères, qui sont loin d'être des gagnants de la vie dont le boulot est d'amener les repas dans les maisons de retraite.
Parmi ces maisons de retraite il y a celle ou est logé leur grand père, un homme de valeur au caractère fort qui aimerait que ses petits fils trouvent un vrai travail.
Cette routine est cependant brisé par un chantier à coté de la maison de retraite qui va d'ailleurs la faire fermer, les pensionnaires seront alors relogés dans une autre maison de retraite à des kilomètres de là, ce qui éloignera malheureusement les deux frères de leur grand père bien aimé.
C'est pour éviter cela que les deux frères aidés de leur cousine et de deux amis décident de braquer une banque afin de pouvoir offrir de beaux jours à leur grand père dans une maison de retraite plus proche.

Le braquage prend vite des allures de fiasco, la police arrivée sur les lieux, les poussant à commettre une prise d'otage.
A mais...on entend plus la police devant la banque...ils sont parti??
Non, il se sont fait bouffé, parce que sur le chantier, il ya des cons qui ont ouvert une voute ancienne renfermant...des zombies

Les deux frères et leur cousine vont donc vite être d'accord sur un point: sauver papy et ses potes et les mettre à l'abri des zombies!

Avis


Papy fait de la résistance à l'anglaise

Cockneys Vs Zombie s'affiche dans la lignée des Shaun of the Dead and co ou l'humour fleurte avec le zombie, si le film n'est pas parfait il est cependant un film sans prétentions et de bonne qualité assurant quelques bons moments de rigolade lors de son visionnage.

Si visuellement le film s'affiche avec une grande simplicité, ne cherchant pas à nous jeter de la poudre aux yeux par des effets de toutes sortes, il reste bien filmé et d'un rendu très propre.
En parlant d'effets le maquillage des zombies est simple mais ne nous crie pas pour autant "je suis une victime du budget".

Concernant l'histoire en elle même et les dialogue, l'humour est parfois bête (mais quand même drôle) parfois british, nous assurant des scènes cocasses tel qu'un retraité assurant son petit business de drogue devant la maison de retraite ou encore une course entre un zombie et un papy en déambulateur (scène palpitante de vitesse!)


Les paris sont ouverts

Les personnages sont quant à eux bien exploité bien que caricaturaux au possible entre les deux frères pas très débrouillards, la cousines bonasse qui en plus est vachement douée pour tout, le black, fournisseur d'armes, qui a fait la guerre d'Irak et qui est revenu un peu givré, le pote encore plus nouille que les deux frères, l'employé de banque pris en otage, prétentieux et tête à claque...
Et puis last but not least: la petite bande de retraités sympas qui ne sont pas décidé à se laisser bouffer par les zomblards et tant mieux pour nous, parce qu'on les aime bien les vieux cockneys!

Ce film plein d'humour nous rappelle aussi que la famille et les amis c'est sacré!

En résumé Cockneys VS Zombie est un film bien sympathique et sans prétention,
A regarder en VO of course!

jeudi 31 janvier 2013

L'étrange pouvoir de Norman


ParaNorman en VO, "l'étrange pouvoir de Norman" est un film d'animation américain réalisé en 2012 par Sam Fell et Chris Butler dans les studios de Laika Entertainment (qui nous ont déjà livré le très bon Coraline)



Je vous présente Norman Babcock, un petit garçon pas comme les autres étant donné qu'il a la particularité de voir et de parler...aux morts.
Résultat: son lot quotidien est de se faire houspiller à l'école par les autres enfants, être considéré comme le bizarre de service aussi bien par les étrangers que les membres de sa famille, sauf sa grand mère, avec qui il aime regarder des films de zombies...mais en fait, Mamy, elle est morte.
Tout va devenir encore plus bizarre pour le petit garçon lorsqu'il va devoir sauver sa ville d'une invasion de zombies  qui semble due à une malédiction jetée par une sorcière sur la ville il y a déjà des siècles de cela.



Zombies, vous avez dit zombies?


Parfois tristounet, parfois drôle, parfois sensible ParaNorman est un film tout en finesse, que ce soit sur le plan visuel que scénaristique.
Sujets principalement exploités ici: la différence et l'exclusion qui en résulte mais aussi la vengeance et le courage, et le mieux la dedans c'est qu'ils sont bien exploités en prime, un régal!

A aucun moment je ne me suis ennuyée lors de sa vision, au contraire, j'ai même ri et me suis vraiment laissée prendre au jeu!

Le film entretient une bonne cadence tout le long, pas de temps-mort, pas de gros bordel non plus, bref une réalisation assez égale sur toute la ligne qui fait que ça passe en un coup, comme du petit lait (ou du whisky pour d'autres).
Gardons à l'esprit qu'il s'agit d'un film familial et que même si il est parfois un peu glauque, surtout dans le type d'humour, il va de soi que tout est bien qui fini bien sans aucune surprise, mais malgré qu'on le sent directement notre plaisir n'est pas gâché!

Point de vue visuel, si les personnages et leur design peuvent déplaire par leurs traits trop caricaturaux, l'animation, réalisée ici en stop-motion est quant à elle, impressionnante, à la fois belle et fluide et utilisant des couleurs bien exploitées.
Si les personnages possèdent des traits caricaturaux, ils sont aussi bien physiques que mentaux pour d'autres.
La soeur de Norman, blonde Barbie superficielle aux grosses fesses, le petit Neil rondouillard, son frère Mitch bodybuildé et stupide, ou encore la brute épaisse qui terrorise Norman à l'école qui n'est pas très fut-fut et a les lobes stretchés.
Tout ca pour en venir ou? Vous serez toujours le bizarre ou l'imbécile d'un autre de toute façon!


Norman en plein tournage


Je vous conseille donc vivement de le regarder au plus vite, que ce soit avec ou sans enfants
En tout cas, moi, je le reverrai très bientôt!

samedi 29 décembre 2012

Sinister


Je viens aujourd'hui vous présenter Sinister, film d'horreur écrit et réalisé par Scott Derrickson, avec Ethan Hawke actuellement dans les salles (enfin, pour celles qui l'ont pas déprogrammé après que leurs spectateurs aient été choqués)



Ellison Oswalt est écrivain, il vient d'emménager avec sa femme et ses deux enfants dans leur nouvelle maison dans le but d'écrire son prochain livre afin de renouer avec le succès.
Le style d'Ellison? Le roman policier basé sur des faits réels... et leur nouvelle maison n'est autre que le l'endroit où les anciens propriétaires ont été retrouvé mystérieusement pendu.
C'est pour écrire ce qu'Elisson voit comme un futur best-seller qu'il va décider de se plonger corps et âme dans ce crime étrange, encore plus étrange lorsqu'il va trouver un projecteur ainsi que des bobines de films Super 8 qui montrent la pendaison des anciens proprios mais aussi d'autres morts toutes aussi bizarres dont une entité malfaisante semble être responsable...


Sinister qui avait réussi a mettre en émoi certains spectateurs au point même qu'ils pètent les plombs et retournent tous dans les cinoches, a forcément éveillé ma curiosité!
Qu'en est-il vraiment? Encore un coup médiatique pour tenter d'attirer les spectateurs en mal de sensation dans une salle obscure pour finir par s'endormir tellement il se passe rien? Un film vraiment barge?

Aucun des deux! Sinister est un bon film d'horreur avec une bonne pointe de tension, de suspens et de scénario pas mal rôdé!
Moitié thriller, moitié horreur, un juste mélange qui donne un résultat pas mal foutu du tout!



Une famille entière tuée sans qu'on aie trouvé le coupable et dont un des enfants à disparu au même moment, des bobines super 8 qui montrent d'autres meurtres tous reliés à des symboles occultes, voila quelques éléments auxquels vous allez être confronté dans Sinister!
On commence directement le film par les images de la pendaison de la famille dont Elisson a acheté la maison et dans laquelle il vient d'emménager, digne entrée en matière bien que peu impressionnante.

Si il est une chose à noter qui m'a conquis c'est la présence d'une bande son d'une très bonne qualité, puisqu'elle combine du Aghast, du Ulver, du Sunn o))) et Boris, le tout utilisé avec une justesse incroyable, Aghast sur une scène de meurtre en  footage c'est tout simplement bandant en fait... ( ou peut être traumatisant pour d'autres, c'est possible aussi!).
Ce résultat, musique et meurtre rituel caméra à l'épaule procure une sensation étrange, hypnotisant et procurant à la fois un malaise palpable, bref c'est réussi!



La réalisation du film est quand à elle bien faite, le foot footage en super 8, bien exploité et d'intérêt.
Ethan Hawke assume bien son rôle d'écrivain enquêteur qui lâche peu à peu prise pour se retrouver happé par ses peurs et ses vices, passant alors pour un homme dont l'alcool est le problème. Les événements sont ils le fruits de son imagination et de son état éthylique ou s'agit il réellement d'une entité qui veut lui montrer ses oeuvres pour ensuite s'attaquer à lui et sa famille? Mais surtout, comment lui échapper?


Sinister n'est peut être pas la perle rare du film d'horreur et ne révolutionne certes pas grand chose mais il a le mérite d'être une bonne surprise dans le paysage de ces derniers mois!

dimanche 9 décembre 2012

Theatre Bizarre



Theatre Bizarre est un film à sketches basé sur le Grand Guignol et l'horreur.
Ce film se décompose en 7 segments de 10 à 20 minutes dont un constituant le fil rouge entre les 6 autres.

Pour cela, il a été donné à chaque réalisateur le même budget et les même délais, le tout avec la plus grande liberté scénaristique, comme vous allez pouvoir le constater!

Le film est composé de ces 7 segments :

THE MOTHER OF TOADS de Richard Stanley: En France, un couple de vacanciers rencontre une sorcière qui prétend posséder une copie du Necronomicon. (cette partie est une adaptation d'un récit du même nom de Clark Ashton Smith)
I LOVE YOU de Buddy Giovinazzo : Une femme annonce à son mari qu’elle le quitte.
WET DREAMS de Tom Savini : Un mari infidèle confronté a des cauchemars où relation sexuelle rime avec l'amputation de son sexe.
THE ACCIDENT de Douglas Buck : Premiers témoins sur les lieux d'un accident mortel, une mère doit à présent répondre aux questions de sa fille sur la vie et la mort.
VISION STAINS de Karim Hussain : Une tueuse en série extrait les souvenirs de ses victimes à l’aide d’une seringue et se les injecte dans la rétine afin d'écrire leurs biographies.
SWEETS de David Gregory : Un couple dont le ciment est la nourriture, nourriture jeu, nourriture sexe, nourriture passion, mais le couple arrive à sa fin.
THEATRE GUIGNOL de Jeremy Kasten : Une salle de cinéma se transforme en véritable théâtre de pantins sous l’égide d’un automate. (segment fil rouge du film)

Voilà pour ce qui est de vous résumer ce que nous avons ici.



L'heure est venue de donner mon avis.


The Mother of Toads :
Lovecraft et son Necronomicon ont toujours été prisé dans les adaptations avec plus ou moins de succès, et il faut bien le reconnaître c'est très rarement réussi.
Ce segment ne fait pas exception à cette presque règle et à part quelques beaux décors pas grand chose n'est au final à garder.
L'originalité n'y est pas, les effets spéciaux sont moyens, l'interprétation est parfois trop caricaturale, pas une réussite en somme.
Un départ, qui ne rassure donc pas pour la suite.


I Love You :
Axel vient de se réveiller dans sa salle de bain, la main en sang, il ne se souvient de rien.
Il tente d’appeler sa femme, Mo, sans succès mais elle finit par arriver dans leur appartement... Pour lui annoncer qu'elle part.
Si l'originalité ainsi que le côté horrifique ne sont pas très présents dans cette partie nous avons droit à une interprétation plus que majestueuse et des dialogues intelligents.
D'une froideur glaciale, qui n'a que pour égal la froideur de cet appartement, de ce décor, Mo, est tout simplement incroyable.
Un huis clos de bonne qualité donc.
On remonte la pente.

Wet Dreams:
C'est dur d'être un homme infidèle, parfois ça ronge la conscience, au point qu'on en fait des cauchemars ou la délicate créature que vous allez allonger sur le lit a des pinces au vagin et vous coupe ce qui vous est le plus cher...
Dans ce segment, nous sommes face à une belle brochette d'humour noir mêlé à du gore dégoûtant.
Messieurs, croyez-moi, vous ne mangerez plus vos œufs et vos saucisses avec le même appétit.
Un segment dans la moyenne, qui fera surtout mal aux hommes au fait, mais plutôt drôle.
Palme de la partie la plus dégoutante du film.

The Accident :
Ce segment commence par de superbes vues paysagères, le tout agrémenté d'un dialogue mère fille... sur la mort.
C'est en flash-back que nous allons découvrir cet accident, le tout avec en fond toujours ce dialogue.
Cela peut sembler anodin, facile, et pourtant je vous garantis que c'est une grosse mandale que vous prenez.
On a laissé l'horreur sur le côté, on a juste pris le drame, le drame et les sentiments pour donner un rendu absolument fantastique qui pourrait bien décrocher des larmes à certains.
Et en plus on a droit à une belle réalisation et une interprétation superbe de tous les protagonistes, toute en émotions.
Très symbolique, mais aussi très réaliste, ce segment a réussi à faire très fort avec peu de choses.
Je m'incline, tout simplement pour ne pas dire que j'en reste sur le cul.

Vision stains :
Ce qui marque le plus dans ce segment, c'est la seringue, cette seringue qui injecte les souvenirs directement dans la rétine de la tueuse afin qu'elle puisse écrire la biographie de sa victime.
Évidement gros plan sur l’œil, une vision qui ne sera pas appréciée de tous.
Décors crasseux, univers de junkies et de la misère, flashs, réalisation osée et réussie, de même que l'interprétation des différents acteurs.
L'originalité est bien présente ici comme vous le constatez, rien que dans ce concept même, entre le fantastique et la science-fiction.
Dommage tout de même qu'une petite erreur de logique s'y glisse vers la fin, mais avouons, cela ne nous gâche quand même pas le visionnage.



Sweets :
Estelle, une poupée flashy, annonce la fin de leur liaison à son compagnon, un espèce de Robert Smith soumis, qui est absolument anéanti par la nouvelle.
Un mélange étrange qu'est ce segment, acidulé et sombre à la fois. Un univers rappelant parfois Burton mais différent à la fois.
Nous sommes pris dans de nombreux flash-backs des moments heureux de ce couple, moments où leur lien est la nourriture, comme une drogue, comme un lien, un élément d'excitation pour eux.
Et un final plus qu'étonnant et sanglant.
Du grand guignol dans l'âme aucun doute.
A noter aussi la grande beauté des décors et de la musique dans la seconde partie qui donne cette ambiance absolument sordide et bizarre.

Theatre Guignol :
Notre segment fil rouge, avec en vedette Udo Kier.
Un épisode qui au final ne nous raconte pas grand chose mais sert plus de liaison entre les autres.
Cependant sa qualité n'est pas à négligée car le décor est somptueux, Kier a une présence remarquable et la fin, qui nous est dévoilée après Sweets et sur laquelle se finit le métrage est une belle conclusion.


vendredi 21 septembre 2012

Death Tube




Death Tube est un film japonais de 2010 réalisé par Yôhei Fukuda. Je pense que déjà au titre vous avez deviné qu'il s'agit d'un film d'horreur et si vous êtes rien qu'un peu subtil vous avez déjà deviné aussi la moitié du scénario, mais au cas où ce n'est pas le cas, je vais quand même m'occuper de vous raconter tout ça.

Death tube est un site internet qui est mis en ligne seulement une semaine par an.
Le site nous montre des vidéos de meurtres en direct, réussissant à attirer son lot de spectateur.
Mais qui sont les victimes ? Huit des spectateurs du site qui sont déterminés et enlevés au hasard pour participer à ce petit jeu sordide.
C'est ainsi qu'ils se retrouvent enfermés et à la merci des épreuves du Deathmaster, les perdants une mort sanglante en live sur le web, le gagnant aura la gloire... Pour peu que gagnant il y ait !

Pfiou, c'est vachement original tout ça




Scénario ouvertement pompé sur le concept du site en ligne bien connu qu'est Youtube et reprenant le concept d'épreuves à la Saw sauf qu'ici personne n'est là pour apprendre à apprécier sa vie et tirer des leçons de ses erreurs.
Le tout avec un Deathmaster et ses compères qui sont dans des déguisements d'ours à la Winnie l'ourson en plus moche...
Constat n°1: le scénariste était en manque d'inspiration, a passé des heures sur Youtube en vain et à du être victime d'un traumatisme dans son enfance lié aux ours voir à Winnie l'ourson.

Les épreuves vont de la connerie gentillette, du sanglant, de question pour un champion en passant par les trucs sournois, mais aussi les épreuves qu'on verrait bien dans Intervilles (sans leur finalité mortelle). On tentera de garder en mémoire qu'au moins c'était varié... Mais ça reste quand même du grand n'importe quoi en résumé !

Les acteurs surjouent quasiment tous, ça fait des tronches qui donnent envie de rire et pas d'avoir pitié d'eux. Et puis les personnages en eux-mêmes sont plutôt cons pour la plupart, ça n'arrange pas la situation !
Constat n°2 : les acteurs ont peut être été trouvés sur le bord de l'autoroute ou bien sur Youtube dans des vidéos de type fail.

La musique, aaaah cette musique ! Ou le comble même du film par moment ! Je pense vous avoir assez bien décrit ci-dessus qu'il s'agissait d'un film d'horreur avec du sang et tout ça (bon ok, et beaucoup de détails bêbêtes ne les négligeons pas !). Imaginez donc de la musique n'ait rien à voir là-dessus, passant de la petite musique hawaïenne ou la musique de fête foraine.
Constat n°3 : le compositeur de la BO doit être consommateur de LSD.

Du point de vue des effets spéciaux il n'y a rien de particulier à noter, c'est honnête, bien fait, du point de vue de la réalisation, c'est cheap, à la vite fait, mais d'un certain point de vue j'aurais tendance à dire que ça colle à merveille avec le film.

Conclusion: un navet de haut vol, pour une soirée bière pizza à regarder d'un œil distrait!
Dire qu'ils ont poussé le vice jusqu’à en faire une suite !


NOTE: pour la bande de masochistes qui se mettraient en quête de plus d'infos sur le film et tomberaient sur un site ".net" celui ci n'a RIEN à voir avec le film, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un site de photos gores, vous pourrez pas dire que je ne vous aurais pas prévenus !*

Si vous voulez voir le trailer, c'est ici http://www.youtube.com/watch?v=ukD96S5P63U

lundi 19 mars 2012

Pontypool



A l'honneur aujourd'hui un film que j'aime beaucoup: Pontypool
Réalisé par Bruce McDonald ce film est adapté d'un roman de Tony Gurgess intitulé "Pontypool Changes Everything".
Il aura fallu près de 10 ans de développement pour le voir adapté à l'écran.


Pontypool, une petite ville tranquille dans l'Ontario.
Grant Mazzy, vedette nationale de la radio, relégué à la radio locale de Pontypool car trop grande gueule... il anime l'émission du matin au coté de sa productrice Sydney et de leur standardiste Lauren.
Ce jour là des émeutes ont lieues, la police locale se refuse à les commenter, les liaisons entre le studio et les reporters sur place font état de beaucoup de violence.
Pourquoi ses émeutes? Qu'en est il de la réalité sur place et pourquoi les choses relatées par les gens sur places sont de plus en plus étranges?
Qu'importe, la mission de notre studio: comprendre et informer.




Mrs. French's cat is missing. The signs are posted all over town. "Have you seen Honey?" We've all seen the posters, but nobody has seen Honey the cat. Nobody. Until last Thursday morning, when Miss Colette Piscine swerved her car to miss Honey the cat as she drove across a bridge. Well this bridge, now slightly damaged, is a bit of a local treasure and even has its own fancy name; Pont de Flaque. Now Collette, that sounds like Culotte. That's Panty in French. And Piscine means Pool. Panty pool. Flaque also means pool in French, so Colete Piscine, in French Panty Pool, drives over the Pont de Flaque, the Pont de Pool if you will, to avoid hitting Mrs. French's cat that has been missing in Pontypool. Pontypool. Pontypool. Panty pool. Pont de Flaque. What does it mean? Well, Norman Mailer, he had an interesting theory that he used to explain the strange coincidences in the aftermath of the JFK assasination. In the wake of huge events, after them and before them, physical details they spasm for a moment; they sort of unlock and when they come back into focus they suddenly coincide in a weird way. Street names and birthdates and middle names, all kind of superfluous things appear related to eachother. It's a ripple effect. So, what does it mean? Well... it means something's going to happen. Something big. But then, something's always about to happen.
http://www.youtube.com/watch?v=ioAk3EfZMAg

...C'est sur ces paroles de Grant que commence Pontypool.
Autant vous le dire directement je vous déconseille très vivement la VF sur Pontypool, par pitié, VO oblige dans notre cas, je pense que vous aurez déjà compris toutes les subtilités que vous risquez de perdre sur Pontypool avec une VF.

Tout d'abord Pontypool est un huis clos se déroulant entièrement dans le studio radio, pour ceux qui s'attendent donc à voir du sang, oui il y en aura mais pas beaucoup, dans Pontypool ce n'est pas ce qui importe.
Pontypool développe une atmosphère, un climat angoissant ou on ne sait pas ce qu'il en est, nous sommes plongé nous aussi dans le huis clos et sans aucune information sur ce qui se passe à l'extérieur et ce tout le long du film.



Pour garder ce climat particulier je vous conseille d'ailleurs de regarder Pontypool sans avoir lu des critiques ou autres sur le film (c'est d'ailleurs pour cette raison que cet article sera assez vague sur certains points, je ne veux RIEN vous révéler)
Tellement rien que j'en suis bien embêté pour écrire du coup... c'malin.
Si Pontypool captive c'est parce qu'on veut en s'avoir plus, certains y regretteront cependant un certain manque de rythme.
Au fur et à mesure du film on avance et les choses deviennent de plus en plus claires sur ces émeutes: ce ne sont pas des émeutes mais quelque chose de bien plus grave. Mais quoi et surtout comment cela a t'il débuté?

Si je vous conseille aussi la VO c'est pour la voix de Stephen McHattie qui incarne Grant et qui est exactement la voix que vous vous attendez à entendre sur une station radio.
Heureusement, il n'y a pas que sa voix mais bien toute sa prestation, sur laquelle le film repose pas mal d'ailleurs, qui est impressionnante.

La fin du film quant à elle laisse libre court à l'interprétation des causes des événements.
Certains pourront y voir une critique de la société, d'autres n'y verront qu'un bordel absurde.
La réalisation est soignée à tous niveau mais ne reste pas dans les mémoires tellement on se retrouve obséder par l'histoire et tentant de s'expliquer à soi même que oui, en effet vu comme ca... argh, non, j'en dis pas plus

Pontypool a cependant le mérite de faire réfléchir voir même se torturer un peu l'esprit.
Je vous le conseille vivement, bien que je ne peux pas vous assurez que vous aimerez ce film tellement il est spécial, je peux vous garantir son originalité sur bien des niveaux.

Le pouvoir des mots et de leur signification?


...Something's always going to happen!

Dead and Breakfast



Réalisé en 2004 par Matthew Leutwyler et avec à l'affiche entre autre David et Ever Carradine ainsi que Portia De Rossi, je viens donc vous présenter Dead And Breakfast


Dead And Breakfast nous raconte les mésaventures d'un groupe de jeunes se rendant au mariage d'une amie en camping car.
Histoire de faire un peu cliché ils vont évidement se perdre en route et être obligé de passer la nuit dans un bed and breakfast.

Si le film s'appelle Dead et non bed and breakfast c'est pour une bonne raison, c'est que durant cette nuit le propriétaire va mourir dans des circonstances étranges et son employé être assassiné. Il restera seulement les jeunes, principaux témoins mais donc aussi suspects dans cette affaire...

Le pire la dedans? C'est que le meurtre c'était rien par rapport à ce qui les attend!




Dead and Breakfast se distingue très vite grâce à ses interludes sous forme de comic ainsi que par une narration chantée par le pompiste garagiste du coin fan de country; j'aime pas la country mais il faut bien le reconnaître non seulement ca colle bien au film un peu bordélique mais ca lui donne un coté encore plus sympathique.
La country du pompiste n'est cependant pas la seule musique présente dans le métrage mais le reste est tout aussi bien, et est même d'une certaine drôlerie sur certaines scènes d'ailleurs. (cf: la scène où les jeunes découvrent le cadavre de l'employé assassiné)

Il faut noter aussi pas mal d'autodérision dans le film ainsi que un rythme constant où on ne s'ennuie pas.
Dead And Breakfast est semi parodique, n'hésitant pas a reprendre les codes du genre mais aussi d'y déroger parfois avec un humour plaisant à voir.

Il est cependant aussi un vrai film d'horreur et tout ca avec le quota de sang qu'il se doit s'il vous plait et même des scènes plutôt gores réussies!
Le sang fuse, un peu trop pour être dans le créneau du réel, tout juste comme il faut pour du bon vieux gore salissant en somme...

Par contre ne vous leurrer pas, si la prestation des acteurs et la réalisation est honnête il n'y a rien de transcendant de ce coté!
Les effets spéciaux sont par contre sympathiques à voir.
Je dois avoué que Dead and Breakfast est un film sympathique, avec un petit coté Scoubidesque (mais sans le chien) dont la vision est un plaisir et celà même si on est loin d'un chef d'oeuvre!

Bref film à recommander pour une petite soirée ou on veut du sang sans prises de tête et le tout avec un peu d'humour: vous serez comblés!

samedi 26 novembre 2011

The Human centipede 2 (Full sequence)



Ayant d'une certaine manière apprécié les méfaits du premier mille pattes de Six, je n'ai pu m'empêcher de vouloir voir ce que nous avait préparé le réalisateur qui nous clamait haut et fort que le premier n'était que du "Mon Petit Poney" (...) Pour cette suite Tom Six a décidé de faire un pied de nez à ceux qui avaient critiqué son premier film à cause de son aspect trop malsain et réaliste et le fait qu'il pourrait donner des idées à certains de faire la même chose en réalité. C'est donc ainsi que Six nous propose l'histoire de Martin, un petit grassouillet retardé et pas très juste dans sa tête qui après la vision de The Human Centipede est obsédé à l'idée de réaliser son propre mille pattes humain lui aussi. Mais lui, il veut faire un mille pattes de 12 personnes... et surtout, il n'a pas les connaissances médicales du docteur Heiter...



Cette fois Six nous plonge dans un métrage en noir et blanc, rendant à merveille cette part sombre et malsaine du film, il joue aussi d'une façon plus que maîtrisée avec la lumière et les cadrages pour nous montrer l'aspect complètement perturbé de Martin. Les lieux ont eux aussi été choisi afin de renforcer le coté glauque du film: parking souterrain (le lieu de travail et terrain de chasse de Martin) ainsi qu'un hangar désaffecté qui lui sert de terrain de jeu.

Cette suite est cependant lente et assez répétitive; c'est que pour réaliser son mille pattes de 12 personnes Martin doit forcément enlever 12 personnes, logique non? ... résultat nous avons droit à presque tous les enlèvements réalisés tous de la même manière, un bon gros coup de pied de biche sur la gueule, on se lasse vite.
On est vite confronté aussi aux manques de dialogues, Martin en tant qu'attardé ne décroche pas un mot de tout le film et bien que cela renforce son personnage on peut y voir quelques longueurs; le film étant juste ponctué de quelques mots de sa mère (qui est insupportable mais très bien jouée), de son médecin et à quelques gémissements et supplications de victimes.

En gros, c'est pesant, cela colle à l'ambiance lourde mais ca fatigue aussi.
On note aussi l'obligation de nous servir le passé douloureux de Martin victime d'abus dans son enfance, ce qui était franchement inutile et vraiment très cliché.
La deuxième partie consiste en la création du mille pattes, notre Martin se prépare, lui et ses instruments pas du tout chirurgicaux à attacher bouche à anus toutes ses victimes.

Ca tache, ca fait mal, on a vraiment mal pour eux, et sur ce point il faut avouer que Six réussit son challenge et m'a presque donné quelques douleurs physiques rien qu'a voir celles des victimes.

SPOIL Il pousse le vice jusqu'a nous montrer l'accouchement d'une de ses victimes non encore reliée qui prend la fuite en voiture ... et écrase le nouveau né sous la pédale d'accélérateur...glups SPOIL FINI

Six fait passer le premier pour un film à l'eau de rose mais en dehors de ça on à l'impression que le film n'est juste qu'un prétexte à nous montrer plus de degueulasseries, qu'il ne nous apporte rien de plus, comme si le rouage choc du premier épisode était déjà épuisé...


gnihihihihi gnaaaa

En résumé Six tient ses promesses en proposant un film dégueulasse, pourvu d'un jeu d'acteur, d'une réalisation et d'une esthétique bien supérieure à son prédécesseur mais très franchement dispensable. En quelques mots: Sordide, dérangé, choquant

samedi 15 octobre 2011

La Maison des sévices




Dans le japon du 19eme siècle un journaliste américain part en quête de la femme qu'il aime et avait laissé quelques années plus tôt au Japon. Cette quête le mènera sur une île où le seul refuge est une maison close et où il va passer la nuit avec une curieuse jeune femme qui semble avoir des choses à lui apprendre sur la femme qu'il aime...

Les points forts de ce métrage sont incontestablement l'images, alternant univers terne et plein de couleurs, la dualité bien et mal qui se dessine au travers des couleurs que Miike donne à ses décors, à ces personnages. C'est tout juste admirablement bien foutu.
Les deux actrices, la femme énigmatique ainsi que Komomo, l'amour du journaliste, jouent très bien de plus.

Points faibles cependant pour Billy Drago jouant le rôle du journaliste américain... mon dieu, qu'il joue mal ! En prime j'ai eu droit à la Vf de cet épisode dans lequel son doublage est lui une catastrophe, j'ose vraiment espérer que la vo est sur ce point meilleure !



L'histoire est bien ficellée bien que je ne m'attendais absolument pas à ce que Miike dérive vers le fantastique. A côté de cela il reste fidèle à lui-même, violent et ici il démontre qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de gouttes de sang pour faire d'un film quelque chose d'infiniment violent.

En résumé si on oublie le journaliste américain il s'agit presque d'un sans faute tant c'est beau dans l'image et à la fois très cruel dans le déroulement.

dimanche 7 août 2011

The last exorcism




Yop les gens.
Aujourd'hui séance crucifix, possession et autres trucs qui sont censés vous mettre les poils dressés : je viens vous parler de The Last Exorcism.


The Last Exorcism est un film de Daniel Stamm réalisé en 2010.
Ces derniers temps entre les paranormal activity, The Rite, Saucisse en 3D on nous promet un lot de sueurs froides au cinoche et au final on ne sort jamais avec plus de deux sursauts, et encore, parce que le connard de chat est tombé de l'arbre ou une autre connerie du genre.
En plus clair, ces derniers temps, les films d'horreur ou de frissons au cinoche on a un peu l'impression de se faire avoir.
Alors quand celui-ci nous annonce sur son affiche "oubliez Paranormal Activity, la peur, la vraie elle est ici" la référence fait peur


En pratique, de quoi ça cause ?

Le film est en pratique un faux documentaire.
Le documentaire qui nous est livré nous montre Cotton Marcus, révérend et exorciste depuis sa plus tendre enfance, voulant prouver au monde entier que la possession c'est un bon gros fake tout simplement.
Qu'en plus simple il n'y a pas de possession, juste des personnes qui ont besoin d'aide psychologique et que parfois un exorcisme peut l'être.
C'est donc pour démontrer tout cela que Cotton Marcus va se rendre pratiquer un dernier exorcisme suivi par une équipe télé afin de montrer tous ces petits trucs et astuces ainsi que la disparition du vilain démon imaginaire.
Evidemment tout ne va pas tourner comme prévu comme vous vous en doutez.
Rien de fou en somme.





Et qu'est-ce que ça donne au final tout ça ?

Comme je m'y attendais, je ne me suis pas retrouvée les griffes accrochées dans le fauteuil à hurler de terreur ou quoi que ce soit du même genre mais Stamm a au moins réussi à rendre son film **digne d’intérêt** et même parfois un léger soupçon drôle ce qui est plutôt rare dans ce genre.
Si le style faux documentaire peut parfois sembler avoir fait son temps, être même complètement dépassé ici il n'est pas désuet, n'abuse pas de la caméra à l'épaule et ne rend pas le métrage fouilli.
Une petite scène tout de même où c'est un peu le bordel : c'est la scène du motel où il y a comme un peu trop de capharnaüm pour que ce soit compréhensible. Mais rassurez vous directement, le seul détail qui ne vous saute pas à la cervelle n'est qu'anecdotique.
En gros Stamm maîtrise sa réalisation c'est déjà un premier bon point.
Deuxieme bon point pour le film, la performance des acteurs, le révérend et son équipe, sont bons dans leurs prestations mais surtout Ashley Bell dans le role de Nell la "possédée" est époustouflante.
Un vrai visage d'ange et lors de ses "possessions" son regard est tout simplement glacial. J'espère qu'on la reverra bientôt sur les écrans !
Pour le reste du métrage, je dirais sans trop spoiler, qu'on se retrouve face à un schéma classique et que la fin se laisse un peu présagée même s'ils ont quand même tenté un minimum d'originalité. C'est déjà ça en gros !
Vous aurez même droit à un peu de sang lors du film pour les grands névrosés, mais pas trop c'est pas Braindead non plus.


Je résumerai donc en disant que The Last Exorcism n'est pas le film d'horreur de l'année mais qu'il vaut tout de même la peine d'être vu une fois et cela même sans engranger de déception, ce qui n'est déjà pas si mal !

dimanche 24 juillet 2011

Balada trista de trompeta



Le menu du jour aujourd'hui est le dernier film de l'espagnol Alex de la Iglesia qui a aussi réalisé entre autre Perdita durango, Le jour de la bête, Mes chers voisins, Crimes a Oxford et encore d'autres.
La force de de la Iglesia c'est de pouvoir passer d'un genre à l'autre sans trop de difficultés et même encore mieux de les allier entre eux.


De la Iglesia nous propose cette fois un drame assez violent, le tout toujours avec un humour plutôt noir..

Balada Triste de Trompeta, de son titre international The last Circus, nous emmène dans le monde du cirque faire la connaissance à l’époque franquiste de Javier qui vient, afin de marcher sur les traces de son père, d’être employé en tant que clown triste, et souffre douleur du clown star, dans un petit cirque.
Il s’éprend assez rapidement de Natalia, une acrobate qui se trouve être la petite amie de Sergio, le clown dont il essuie les tours sur scène.
La tension monte très vite entre les deux hommes et qui sait jusqu’où elle va les mener...

Balada Triste de Trompeta se révèle très vite être un film attachant, Javier, aux abords naïfs et gentillets, attire rapidement la sympathie, et de son coté, Sergio l'antipathie, de par son comportement de vrai connard et le fait qu'il cogne Natalia qui ne réussit pas à se décrocher de son emprise.
On voit vite Javier changer de comportement et devenir moins gentillet que ce que les apparences laissent paraitre... la tension monte et ne redescend pas entre les deux hommes et atteint vite la violence, une violence qu'on a du mal à imaginer.



J'ai énormément apprécié ce film, de la Iglesia maîtrise presque entièrement son œuvre et en connait ses points forts... blagues de mauvais gout, comique de circonstance ; le personnage de Javier est lui aussi énormément travaillé sur le plan psychologique et on voit peu à peu celui-ci descendre dans la folie la plus pure, et on se demande jusqu’où il ira... et croyez moi, il ira loin ce petit !
Le film monte crescendo et devient de plus en plus noir, de plus en plus triste : on est spectateur de la folie de Javier mais aussi des obsessions de Sergio et de Natalia, qui au milieu de ces deux hommes, ne sait quoi faire, tentée par les qualités de l'un et de l'autre mais dégoutée par leurs défauts.
Je ne rentrerai pas plus dans les détails pour ne pas spoiler l'histoire mais ne peux que vous conseiller de voir ce film sans tarder tant il est original et beau.
De la Iglesia réussit un grand challenge pour la photographie ; les images et leurs couleurs correspondent à l'ambiance froide et triste du métrage et la fin est là comme pour mettre un point final au film, ambiance respectée mais encore plus profonde, la mélancolie se transforme en réelle tristesse, le tout mis en image de façon à tenter de vous arracher une petite larme.

BANDE ANNONCE http://www.youtube.com/watch?v=9BdSCwbvRRY

vendredi 8 juillet 2011

The Tripper




Amateur de série B, Bonjouuuuur!
Aujourd'hui nous allons parler slasher et slasher récent en prime avec The Tripper.

N’étant pas forcement fan de slasher à la base si mon attention s'est penchée sur ce métrage c'est parce qu'il a été réalisé par David Arquette, et je dois avouer que le fait de voir un mec cantonné au second rôle dans tous les Scream qui réalisait son slasher a directement éveillé ma curiosité.
Avait-il pété les plombs et allait-il nous faire un slasher ultra sérieux ou était-ce à des fins thérapeutiques histoire d'exorciser son rôle de Shérif Screamien et de se défouler ? C'est ce qu'en tant que bonne enquêtrice digne de scoubidou j'ai tenté de découvrir.



Le métrage de 2007, se targue aussi d'avoir Courtney Cox-Arquette ainsi que David Arquette lui-même dans le casting, mais tout deux dans des rôles mineurs, et pour le reste, d'inconnus qui ne gèrent pas mal l'affaire, il faut bien le reconnaitre, et qui ont visiblement été très entrainés à jouer les consommateurs de drogues deglingos.
A titre anecdotique, le film a inspiré un comic par la suite, pas beaucoup de succès apparemment le machin d'ailleurs.

Le 2eme point qui m'a attirée vers ce slasher c'est son scenario. Si si je vous assure, ça fait peur mais c'est vrai.
Nous avons ici affaire à une bande de jeunes hippies (je me retiendrais de citer E.Cartman, ce philosophe moderne concernant les hippies) sous l'influence de substances illégales de toutes sortes qui se rendent à un festival pseudo woodstockien, plein d'amour, de paix et de cheveux sales en plus clair.
Une fois sur les lieux du festoche, situé dans un trou perdu au milieu de la forêt, rode un tueur psychopathe déguisé en Ronald Reagan qui est bien décidé à diminuer le nombre de hippies présents.
Visiblement Arquette a donc décidé de se défouler un peu avec un scenario pareil et de nous faire un petit hommage au passage aux films de genre.



Lançons le film, avec entrain donc !
Des hippies bobos défoncés : ça fume et ça baise, voila, si je peux me permettre, le début du film.
Très vite heureusement commence à débarquer de petites répliques cinglantes, drôles et très bien placées, bref le film commence a avoir de l'attrait et même à devenir captivant.
Les événements s'enchainent assez vite et nous nous retrouvons donc assez rapidement avec des hippies morts pour notre plus grand bonheur et toujours un quotas de répliques et autres petits détails plaisants à voir.
Concernant la réalisation c'est digne, soigné mais rien de plus non plus.
The Tripper est un slasher ultra basique dans son déroulement mais bien exécuté, plein d’auto-dérision et surtout un tueur tout particulier comparé à un Myers ou à un Jason ce qui pourra laisser un goût amer pour les puristes du genre, surtout additionné à la dérision du métrage.
Point positif pour lui aussi, **The Tripper** nous évite les éternels marathons de 20 minutes assez caractéristiques de bons nombres de films du genre. Ici notre tueur fait ce qu'il a à faire sans traîner et sans faire une course ponctuée de hurlements de greluches au préalable, et ça, c'est bien.
Rien de nouveau sous le soleil des slashers donc mais un très bon moment tout de même pour ma part.
Pour une première réalisation de sa part je dois dire qu'Arquette s'en tire avec les honneurs.


Je terminerai sur la réplique que j'ai retenue de ce film "Allez vous faire foutre !!!"

lundi 20 juin 2011

Dead Set



Vous détestez Loft Story et autres? Vous avez toujours rêvé de voir les participants mourir? Vous allez aimer Dead Set!

Dead Set est une petite série anglaise qui comporte seulement 5 Episodes et beaucoup de zombies.



Plantons le décor


Nous sommes en plein Big Brother, ce soir un candidat doit sortir de l'émission, le verdict va bientôt tomber mais il ne sera pas la seule surprise de la soirée car voila des zombies qui débarquent!
Des zombies qui ont faim, très très faim!
Les candidats sont eux toujours enfermés dans le loft, coupés du monde extérieur.
Dead Set nous plonge parmi les candidats mais aussi parmi les membre de l'équipe technique qui ont tous un but commun: survivre ou du moins essayer.





Et c'est bien?


C'est mieux que bien mes amis! Dans dead set y'a tous pleins des zombies pas mal foutus du tout et bien affamés, il n'y a pas de moments creux ou on se fait chier et puis aussi on rigole! oui oui! Cette série m'a fait hurler de rire à certains moments ! Pour ceux qui sont allergiques à l'humour anglais il n'y a même pas de quoi avoir peur, Dead Set est drôle mais ne possède pas un humour so british, ici c'est de l'humour noir, bien placé!
Certains personnages sont tout simplement à frapper et d'autres sympas, vous verrez que certains vous serez content quand ils se feront bouffer la cervelle! Et c'est fait pour!
Personnellement à la fin du 5eme épisode j'étais triste que ça soit déjà fini! Je dois avouer même avoir préféré cette série à Walking Dead c'est dire!

site officiel
http://www.e4.com/deadset/

Mother's Day




j'ai donc choisi de vous parler d'un film où Maman est à l'honneur Mother's Day de Darren Lynn Bousman (le monsieur qui a fait Saw 2, 3, 4). Ce film est en fait un remake du film du même nom de chez Troma productions de 1980.



Nous nous retrouvons donc avec trois frères qui viennent de commettre un braquage et dont l'un d'entre eux est blessé par balle.
Le pauvre petit qui souffre veut donc voir sa maman.
Ni une ni deux, tout le monde s'en va vers la maison familiale pour que le blessé puisse voir sa mère mais en arrivant à la maison les braqueurs découvrent que la maison a été vendue.
Les voilà donc avec les nouveaux propriétaires ainsi que leurs amis pour une soirée particulière.
Nos Daltons vont donc vite appeler maman à la rescousse histoire de pouvoir trouver une manière de se sortir du pétrin dans lequel ils se sont mis.
Une fois Maman arrivée à l'aide de sa petite troupe, elle va tenter de résoudre les problèmes à sa façon, pleine de règles et de punitions si on ne les suit pas...
En plus clair : ça va chier.



En gros Bousman ici reste dans son créneau de base : du sang, de la torture et un pseudo scénario avec des choses qu'on n'imaginait pas (sûrement parce qu'elles sont improbables).
Si le scénario laisse voir qu'on ne va pas se retrouver face à un chef d'oeuvre on pouvait tout de même s'attendre à quelque chose de moins bancal mais surtout à une realisation bien meilleure que ce qui est offert à nos petits yeux qui se retrouve bien vite déçus.
Pour ce qui est du déroulement on se retrouve vite face à du " blabla - torture - aAAahhhhHhH - blabla - bouhouhou je vous juuuure bouhouuu, etc. ", vous l'aurez donc compris on surfe sur la vague du cinéma d'horreur torture, en réalité rien de neuf sous le soleil donc.
Bousman va tenter de se la jouer original au niveau des tortures et ne manquera pas de nous rappeller que c'est monsieur Saw en Tention je spoil faisant se battre deux des hommes pour savoir laquelle de leur femme sera violée par le fameux frère blessé et très comateux (un peu trop pour pouvoir faire quoi que ce soit d'ailleurs si vous voulez mon avis), et tout cela bien sûr devant les yeux attentifs de maman. j'ai fini de spoiler tu peux reprendre
Le probleme majeur du film c'est que ça tourne en rond et qu'on commence rapidement à se faire vraiment chier, le tout étant aidé par le fait qu'aucun personnage ne soit sympathique ou même un tout petit peu attachant et cela aussi bien du côté de la famille sadique que de celui des nouveaux propriétaires et de leurs potes.
Pour ce qui est des effets spéciaux, là pas de problèmes majeurs, c'est bien foutu mais on s'ennuie tellement qu'on n'arrive pas à avoir mal pour eux.
Côté acteur, on notera tout de même la prestation parfaite de Rebecca De Mornay dans le role de la fameuse maman. Pour les autres, rien de dégueulasse ou de fantastique qui mérite d’être noté.
Si on s'ennuie ferme et attend donc la fin avec impatience celle-ci ne dérogera pas du reste du film et se révélera être mauvaise, tout simplement improbable, voire à la limite du foutage de gueule.
En résumé Mother's Day est un film à éviter de par son grand manque d'originalité et de crédibilité.

mardi 3 mai 2011

Begotten

Je viens aujourd'hui vous parler d'un film méconnu mais pourtant culte pour certain, à savoir Begotten.



Begotten est le premier film d'Elias MERHIGE, qui réalisera par la suite Shadow of the Vampire
Vous allez ici être plongé dans un univers surréaliste, où l'expérimentation cinématographique est loi.
Il est très dur de décrire ce film, de le définir ou même de vous en narrer l'histoire, une oeuvre unique, voilà le mot juste, qu'on aime ou que l'on déteste.

Je vais donc tenter de vous faire une petite analyse visuelle du machin.
Le film est tourné dans un noir et blanc hyper contrasté et saturé, de ce fait, bien souvent vous allez devoir deviner l'image plus que de voir l'action comme dans un film classique.
C'est un peu comme un poème auquel on doit chercher le sens entre les lignes, ici vous chercherez l'action entre le noir et le blanc...
A noter aussi, aucun dialogue dans le film, la bande son est réduite à sa plus simple forme : des bruits de nature, des chants d'oiseaux, quelques gémissements…, rien de plus, le calme plat.



Ce que ça raconte officiellement

Begotten est l'histoire de la création de la terre.
Tout commence par un Dieu se suicidant en s’étripant jusqu’à ce que mort s'en suive.
De son cadavre naitra une femme qui tombera enceinte du défunt Dieu.
Celle-ci accouchera alors d'un adulte qui ne se déplace qu'en rampant et qui sera enlevé par des nomades qui le tortureront.
Sa mère le retrouvera et l'attachera comme en laisse avant d’être à son tour enlevée par les nomades qui la violeront.
Un autre groupe s'occupera de la démembrée et de revenir chercher son fils pour faire de même, ce qui aura pour effet de rendre le site fertile et de laisser apparaitre la vie.

Pour ceux qui auront réussi à comprendre ce scénario à la vue du film, je dis tout de même chapeau!

En pratique, mon avis

Begotten est un film certes exceptionnel par sa mise en scène et sa forme mais aussi par le malaise qu'il provoque ; "Se passe-t-il réellement ce que l'on pense qu'il se passe?"* cette question est présente tout le long du film tant on ne peut que supposer les horreurs se présentant à nos yeux.
Ici la mise en scène et cette saturation voulue du noir et blanc créent une ambiance particulière et oppressante qui lui donne clairement son plus grand point fort.
Point faible du film par contre c'est la manière dont les événements se répètent, parfois certaines scènes reviennent et donnent une impression de déjà vu poussant le spectateur parfois à lâcher l'affaire.
Les bruitages sont bien réalisés et rendent d'une très belle manière l'ambiance glauque et à la fois hypnotisante du long métrage.
Long métrage, c'est peut être un peu sa faiblesse à *Begotten car un moyen métrage aurait largement suffi, on aurait eu des longueurs en moins et des répétitions évitées et le résultat n'aurait, je pense, rien perdu en intensité.



Pour résumer, je dirais simplement que Begotten est une expérience hors du commun pendant laquelle on se laisse bercer par les images et les bruits environnants, par le malaise que provoque certaines scènes, l'atmosphère est vraiment unique ; le tout pour peu qu'on se laisse prendre au jeu évidemment sinon vous allez vous faire chier comme des rats morts je vous préviens !
Bref, dans tous les cas il faut le voir une fois !

BANDE ANNONCE: http://video.google.com/videoplay?docid=-3461227824184084073&q=&hl=fr

mardi 26 avril 2011

Nosferatu une symphonie de terreur


L'heure est aujourd'hui au classique, Nosferatu, la première adaptation , certes non autorisée, du Roman de Bram Stocker Dracula.

Oeuvre de FW Murnau il s'agit d'un film muet allemand de 1922.
Adaptation non autorisee elle comporte donc de nombreuses diff
érences et ressemblances avec l'oeuvre de Stocker.

Contrairement a l'œuvre de Dracula les faits prennent lieux a Wisborg (ville fictive) et c'est Thomas Hutter qui va devoir se rendre en Transylvannie afin de vendre une demeure au comte Orlok.
Je ne vous donnerais pas plus de détails, tout le monde connait bien l'histoire, que ce soit Nosferatu ou Dracula, vous savez bien que c'est un vampire qui va s'éprendre de la belle et douce femme de Thomas etc.
Mais si tout le monde connait Nosferatu il s'en est fallu de peu pour que ca ne soit pas le cas.
En effet a la sortie du film, malgré ses nombreuses différences avec l'œuvre de Stocker, sa veuve a intenté un procès et les copies furent détruites.
En 1925 elle est conviée a un festival du cinéma a Londre et apprend a sa plus grande surprise la présence de Nosferatu a l'affiche. Madame refait un procès, re copies détruites.
C'est après la mort de la veuve Stroker en 1937 que certaines copies réapparurent et qu'en 1960 on peut voir le film en salle. Le film fut d'ailleurs restauré en 1984.


Pour votre culture générale sachez aussi que :
Ne pouvant donnez le titre de Dracula a son film, Murnau a donc choisi Nosferatu se basant directement sur le roman de Stocker ou celui ci attribuait ce mot comme étant la traduction de "Non mort"en roumain. Suivant d'autres dires cela viendrait d'anciens termes du roumain qui pourrait vouloir dire "Diable", "déplaisant", "impur" ...
Le nom d'Orlok lui, semblerait être d'origine bulgare ou serbe et signifient vampire ou fantôme.
C'est au château d'Orava en Slovaquie que seront filmées les scènes dans le château du comte.
Max Schreck ne quittait jamais son costume et son maquillage lors du tournage ce qui lui valut rumeur d'être un vampire...un film fut d'ailleurs tourné sur le sujet en 2000 par Elias Merhige et porte le nom de Shadow of the Vampire


Dracula VS Nosferatu

Si sur le déroulement global, les noms et pas mal de choses ont été changées, il en va de même quant au personnage principal, notre bon vieux comte vampire.
Il faut savoir que dans la version de Stocker, Dracula est un gentilhomme, élégant et presque séduisant.
Dracula inspire pourtant la répulsion de par son odeur.
Contrairement à ce qui est couramment pensé Dracula ne craint pas la lumière, et dans le roman on peut même le voir se balader dans les rues de Londres en pleine journée.
A l'inverse le comte Orlok lui peut être terrassé par la lumière du jour et est ,lui, de par son physique répugnant, il est pale, sans cheveux, avec de grandes oreilles, le crane déformé, et des dents hideuses.

Et en image ca donne quoi?
Nosferatu est un film prenant, de par son image, de par sa musique, le tout forme comme un ensemble hypnotisant ne laissant le droit au spectateur que de regarder, regarder encore comme ensorcelle par les images.
La musique bien que se résumant bien souvent à de simples bruitages, quelques notes joue un rôle énorme dedans, et accentue cette hypnose qui est elle même provoquée par les images d'époque, de cette époque ou le timing des images n'était pas encore celui de la vie réelle.
Concernant la prestation des acteurs il est une expérience intéressante que le film muet, car oui, il s'agissait d'une première pour moi et je dois dire que j'ai apprécié ce jeu basé sur l'exagération et la gestuelle.
Murnau a aussi choisi de refléter les ambiances par l'usage de différents tons selon les situations; utilisant le bleu nuit pour les scènes extérieures dans les Carpates et le sépia pour les scènes de journées.



Nosferatu n'est pas seulement la première adaptation au cinema de Dracula mais est surtout une œuvre a voir une fois car elle relève presque plus de l'expérience que de la simple vision d'un film.
Pour ceux qui ne l'ont pas vu, foncez, c'est UNIQUE tout simplement.

samedi 5 février 2011

Le lac des morts vivants

Aujourd'hui je viens vous présenter un film génial, à savoir le lac des morts vivants.
J'en entend déjà rire au fond de la salle, chut, on s'tait.



Réalisé par
Jean Rollin (paix a son âme) en 1981, le film nous propose l'histoire dans les années 50 d'un petit village qui va être la proie de vilains zombies nazis revenchards.
On découvre au cours du film que ces mêmes nazis ont été tués et jetés dans le lac au cours de la guerre et que ce lac avait servi auparavant pour des rites étranges.
Voila comment on pourrait résumer la chose en bref.

Le film commence par une scène ou une donzelle se fout à poil pour aller se baigner dans le lac.
"
Dis moi, t'es sur que c'est un film d'horreur et pas un vieux truc érotique ton film?"
Elle se baigne, longtemps (
plan inutile d'ailleurs à part pour ceux qui veulent voir des nichons et autres), puis un zombie fait son apparition la mord et c'est fini, y'a plus la donzelle.
"
Oui, je suis sûre, c'est une comédie... euh, un film d'horreur pardon."
Oui, dans le lac des morts vivants, le zombie mord au cou et puis c'est tout, pas de grabuge ça fait des économies pour les effets spéciaux.



Pour dire les choses comme elles le sont, et cela en toute objectivité et même gentillesse, niveau film d'horreur, ce film est une daube.
Mais quand on prend bien ce paramètre en compte, il y a moyen de rire.
Ok, on sait qu'on rit parce que c'est mauvais, et on rit même parfois un peu de dépit, mais on rit et parfois même plus que devant une comédie.
Rollin nous offre ici un vrai manuel de type "Marche à suivre pour rater un film d'horreur" et en fait, c'est plutôt du bonheur.

Mais en quoi ce film est il si mauvais/drôle/pitoyable ?

He bien... C'est que je me rends compte que je ne sais par où commencer tellement y'en a à dire.

Prenons tout d'abord les
caméramen... soit ils étaient vraiment pas doués ou alors ils devaient avoir 75 ans et atteints de Parkinson parce que ça tremble, ça tremble même beaucoup dès qu'on n'est plus en plan fixe.

Ensuite, les
zombies... nos zombies (qui ont donc macérés dans le lac une dizaine d'années) sont, sûrement à cause du manque de budget, tout simplement risibles.Verts fluos, on pourrait penser qu'on a un problème de TV, ou qu'ils ont été croisés avec Hulk, car leur couleur est la même.
Bon c'est peut être un lac radioactif, admettons, mais comment se fait il qu'après 10 ans dans le jus ils soient nickel ? Même leurs uniformes sont irréprochables, à se demander s'ils les avaient pas imperméabilisé. C'est ça la classe à l'allemande faut croire.



Déjà ça, suffirait à faire une mauvaise série B, mais c'est pas tout.
Nous sommes face ici à des
acteurs mauvais, qui ne pourraient même pas rivaliser face à ceux des feux de l'amour ou d'Hélène et les garçons.
Répliques à 2 balles, têtes aussi expressives et convaincante qu'un dindon tentant de pécher une huître, à croire que rien n'est laissé au hasard.
La musique aussi, nous fait croire que nous nous sommes paumés dans un épisode du renard ou de derrick, fin bref d'une vieille série policière allemande.

Ce qui a aussi de pas mal c'est les
incohérences dans ce machin, dont une de toute beauté... On nous montre une petite camionnette annonçant qu'il s'agit d'une équipe de basket, et de la sortent une meute de filles avec un ballon et jouant au volley ball... Sans déconner ça prenait 3 min d'enlever la pancarte sur la camionnette et de modifier s'ils trouvaient pas un ballon de basket à leur filer.
Dans le registre des incohérences on remarquera aussi le changement parfois très soudain entre jour et nuit voire même parfois nuit/jour/nuit ou l'inverse sur certains enchainements de plans.



Évidement, le film est digne de
Jean Rollin et vous verrez plus de paire de seins et de fesses pendant le film que de zombies... Ils auraient peut être du appeler le film "Le lac où toutes les filles se baignent à poil, avec quelques zombies" ça aurait été plus honnête.
Mais bon, c'est les années 80 et dans les années 80 faut montrer de la femme, sinon ça va pas, donc admettons.

Un truc trop hilarant aussi c'est la belle
histoire d'amitié entre le zombie et une petite fille.
Je vous explique... on découvre pendant le film que un des soldats allemand avait connu l'amour dans le village avec une de ses habitantes et que de cette union est née une petite fille.
Le soldat est tué et foutu dans le lac, la mère elle malade, meurt aussi.
Notre papa zombie, retourne sur les lieux et trouve la petite fille, toute à l'aise qui le regarde et l'identifie direct grâce à un pendentif... de là, on les verra même par la suite encore aller faire une promenade main dans la main.
Si les herbes étaient plus hautes on aurait pu se croire dans la petite maison dans la prairie.
Puis en plus papa zombie défend sa fille et livrera même bataille pour la défendre contre un de ses potes zombies. On a alors à faire à une bataille entre 2 escargots épileptiques, pleine de punch quoi.



Par contre, faut arrêter de faire pipi dans la soupe; le film est certes médiocre mais j'ai réussi à passer un bon moment en le regardant et si vous êtes de ceux qui prennent plaisir à regarder une série Z vous pouvez vous lancer dans son visionnage avec entrain!

Il ne me reste plus qu'à poser une petite question...
Monsieur
Alexandre Aja, vous qui aimez les remakes de films d'horreur et de montrer des paires de seins, pourquoi ne pas nous faire un remake de ce lac des morts vivants