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dimanche 7 août 2011

The last exorcism




Yop les gens.
Aujourd'hui séance crucifix, possession et autres trucs qui sont censés vous mettre les poils dressés : je viens vous parler de The Last Exorcism.


The Last Exorcism est un film de Daniel Stamm réalisé en 2010.
Ces derniers temps entre les paranormal activity, The Rite, Saucisse en 3D on nous promet un lot de sueurs froides au cinoche et au final on ne sort jamais avec plus de deux sursauts, et encore, parce que le connard de chat est tombé de l'arbre ou une autre connerie du genre.
En plus clair, ces derniers temps, les films d'horreur ou de frissons au cinoche on a un peu l'impression de se faire avoir.
Alors quand celui-ci nous annonce sur son affiche "oubliez Paranormal Activity, la peur, la vraie elle est ici" la référence fait peur


En pratique, de quoi ça cause ?

Le film est en pratique un faux documentaire.
Le documentaire qui nous est livré nous montre Cotton Marcus, révérend et exorciste depuis sa plus tendre enfance, voulant prouver au monde entier que la possession c'est un bon gros fake tout simplement.
Qu'en plus simple il n'y a pas de possession, juste des personnes qui ont besoin d'aide psychologique et que parfois un exorcisme peut l'être.
C'est donc pour démontrer tout cela que Cotton Marcus va se rendre pratiquer un dernier exorcisme suivi par une équipe télé afin de montrer tous ces petits trucs et astuces ainsi que la disparition du vilain démon imaginaire.
Evidemment tout ne va pas tourner comme prévu comme vous vous en doutez.
Rien de fou en somme.





Et qu'est-ce que ça donne au final tout ça ?

Comme je m'y attendais, je ne me suis pas retrouvée les griffes accrochées dans le fauteuil à hurler de terreur ou quoi que ce soit du même genre mais Stamm a au moins réussi à rendre son film **digne d’intérêt** et même parfois un léger soupçon drôle ce qui est plutôt rare dans ce genre.
Si le style faux documentaire peut parfois sembler avoir fait son temps, être même complètement dépassé ici il n'est pas désuet, n'abuse pas de la caméra à l'épaule et ne rend pas le métrage fouilli.
Une petite scène tout de même où c'est un peu le bordel : c'est la scène du motel où il y a comme un peu trop de capharnaüm pour que ce soit compréhensible. Mais rassurez vous directement, le seul détail qui ne vous saute pas à la cervelle n'est qu'anecdotique.
En gros Stamm maîtrise sa réalisation c'est déjà un premier bon point.
Deuxieme bon point pour le film, la performance des acteurs, le révérend et son équipe, sont bons dans leurs prestations mais surtout Ashley Bell dans le role de Nell la "possédée" est époustouflante.
Un vrai visage d'ange et lors de ses "possessions" son regard est tout simplement glacial. J'espère qu'on la reverra bientôt sur les écrans !
Pour le reste du métrage, je dirais sans trop spoiler, qu'on se retrouve face à un schéma classique et que la fin se laisse un peu présagée même s'ils ont quand même tenté un minimum d'originalité. C'est déjà ça en gros !
Vous aurez même droit à un peu de sang lors du film pour les grands névrosés, mais pas trop c'est pas Braindead non plus.


Je résumerai donc en disant que The Last Exorcism n'est pas le film d'horreur de l'année mais qu'il vaut tout de même la peine d'être vu une fois et cela même sans engranger de déception, ce qui n'est déjà pas si mal !

dimanche 27 mars 2011

Le Rite



Réalisé par Mikaël Hafstrom, ce long métrage nous propose l'histoire du jeune Michael Kovac qui va bientôt devenir prêtre.
Celui ci est amené à se rendre à Rome afin de suivre un séminaire sur les exorcismes, qui sont en pleine augmentation depuis quelques années.
Michael émet cependant de gros doutes sur sa foi en la religion chrétienne et ne croît pas en la possession qu'il considère relever de la psychiatrie et non de la religion.
Il va alors rencontrer le Padre Lucas (Interprété par Anthony Hopkins), connu pour avoir réalisé avec succès de nombreux exorcismes.
Au contact du Père Lucas, Michael va bientôt se demander s'il n'a tout simplement pas tort.

Le film est basé sur le roman "The rite - The making of a modern exorcism" de Matt Baglio lui même basé sur des faits réels.




Voila déjà un truc qui me gène en fait... le concept du "basé sur des faits réels mais 'tention hein on a rajouté des éléments fictionnels pour rendre le truc plus dramatique".
Suffit de savoir que Psychose et Massacre à la Tronçonneuse sont tous les deux issus du même dit fait réel (à savoir basé sur l'histoire d'Ed Gein)pour se rendre compte que dans bien des cas 90% c'est de la fiction.
Ici visiblement la réalité est qu'il y a bien eu un séminaire sur l'exorcisme à Rome et que il y a bien un vieux prêtre italien connu pour ses exorcismes comme le Padre Lucas mais à part ca en fait visiblement pas grand chose de plus...
Mais passons les amis, le cinéma étant avant tout fiction ça ne fait pas pour autant un mauvais film!


Je vais d'abord commencer par parler de ce qui est bien dans le film!
Tout d'abord Anthony Hopkins est toujours un grand monsieur du cinéma et interprète bien son rôle. A la base j'avoue même d'ailleurs que c'est la raison principale qui a fait que je me suis retrouvée dans la salle, partant un peu dans l'optique "Ca doit pas être un chef d'œuvre mais d'un autre coté y'a Hopkins dont ca doit pas être de la daube non plus.
En ressortant de la salle mon opinion d'avant d'y rentrer était pas si mauvaise je trouve en fait.

Musique, images forment un bon ensemble mais au final rien ne réussi à se démarquer du film pour laisser un souvenir impérissable.

C'est d'ailleurs un peu dommage quand on sait que le film a pour lieu Rome avec de si beau décors même si certains se décrochent tout de même un peu, je pense vraiment qu'on aurait pu avoir comme résultat quelque chose de plus "grand" voir de clair obscur pour alourdir l'ambiance.

Ah si, une petite réplique m'avait bien fait rire et donné espoir d'un bon film (c'était plutôt au début du film)
Pour ceux qui veulent allez voir le film, je ne veux rien vous gâcher donc rendez vous à la flèche en gras
Nous avons donc le Padre Lucas qui pratique un exorcisme, plutôt soft, sans hurlements ou tout ce qu'on peut s'imaginer, il regarde ensuite sa montre et dit à la possédé "OK c'est tout pour aujourd'hui", Kovac alors le regarde d'un air douteux et Lucas lui dit:"Vous vous attendiez à quoi? Des têtes qui tournent et du vomi vert?" J'ai trouvé cette référence bien placée et subtile.
-->; voila, c'est ici qu'on repart avec tout le monde



Le problème c'est qu'un bon acteur, de jolies images et une bonne réplique ça ne peut pas vous faire tout un film et ici on le ressent très vite, aucun cliché sur les films d'exorcisme n'est épargné et à part sur quelques détails le scénario est ultra prévisible et on devine la fin très facilement et ca avec une bonne demi heure d'avance au minimum.

Le film est en fait un peu tout ce que je craignais en allant le voir: classique, prévisible, se repose trop sur la prestation d'Hopkins, bien exécuté mais rien de fou non plus sur ce plan là.
Je ne peux pas dire avoir été déçue du film vu que je ne m'attendais pas à un chef d'œuvre non plus mais d'un autre côté j'en aurais tout de même espéré plus...




BANDE ANNONCE
http://www.youtube.com/watch?v=US8WQjRsO2Y

jeudi 3 février 2011

La secte sans nom




FICHE TECHNIQUE
Titre: Les Sans Nom
Titre original: Los Sin nombre
Année: 1999
Genre: Épouvante/Fantastique
Pays: Espagne
Réalisateur: Jaume Balaguero



RÉSUMÉ

Claudia essaye de mener sa vie tant bien que mal après le meurtre de sa fille cinq ans plus tôt.
Un jour de déprime, Claudia reçoit un appel curieux d'une personne prétendant être sa fille et lui demandant de la sauver.
N'ayant pas encore réussi à faire son deuil elle ne peut s'empêcher de reprendre espoir et de penser sa fille en vie...
Elle va alors suivre cette piste avec l'aide de l'ancien policier qui fut 5 ans plus tôt chargé de l'enquête. Claudia va découvrir alors que ce qui peut parfois sembler une mauvaise blague peut révéler des choses encore plus horrible qu'un passé déjà traumatisant.


PLUS
Jaume Balaguero n'est autre que le réalisateur de Darkness ainsi que de Rec 1 et 2
Le film est basé sur un roman de Ramsey Campbell.
Le film a rafflé pas mal de récompenses en festival; les voici:
-Meilleure actrice pour Emma Vilarasau, meilleure photo pour Xavi Giménez au Festival international du film de Catalogne de Sitges.
-Prix du meilleur film international au festival FanTasia de Montréal.
-Prix du jury, prix de la critique, prix du jury jeune et Prix de la découverte Ciné-Live au festival de Fantastic'Arts 2000 de Gérardmer.
-Corbeau d'or au Festival international du film fantastique de Bruxelles.
-Prix de la critique et prix du meilleur réalisateur du meilleur film international fantastique au Fantasporto à Porto.




AVIS

Balaguero arrive ici à mettre assez rapidement une ambiance glauque en place qui demeurera jusque la fin de son film, cette ambiance portant à elle seule une grosse partie de la réussite du métrage.
Pour ajouter à cette ambiance, le réalisateur a choisi de nous foutre de gros flashs dans la gueule de manière assez régulière, si cela est plutôt efficace, il faut cependant reconnaître que ceux-ci m'ont paru être trop nombreux.
Nous sommes face ici à un bon film du genre mêlant enquête, étrange et tension jusque les dernières minutes.
Dernières minutes d'ailleurs plus qu'étonnantes il faut bien le reconnaître, car cette fin peut même paraître déstabilisante sur certains points et en un sens décevante et dans un autre pas mal quand même.
Étonnante fin certes mais pas pour autant ratée.


BANDE D'ANNONCE
http://www.dailymotion.com/video/xa68qf_la-secte-sans-nom-bande-annonce-fr_shortfilms

dimanche 14 février 2010

Le Jour de la Bete



Fiche technique
Titre original: El dia de la Bestia
Titre francais: Le jour de la Bête
Année: 1995
Pays: Espagne/Italie
Genre: Comédie/horreur (un peu quand même)
Réalisateur: Alex De la Iglesia (ca s'invente pas)


Histoire
Le père Angel Beriartúa, spécialiste en théologie, pense avoir déchiffré le code de l'Apocalypse de Saint Jean et la date de l'arrivé de l'antéchrist sur terre... le 25décembre. Pas de bol, c'est dans 2 jours.
Afin de s'attirer les faveurs du malin il va renoncer à Dieu et faire la mal autour de lui pour rentrer en contact avec le Diaaaap'.
Se retrouvant dans un Madrid secoué par une bande de furieux brulant les sans abris sous le nom "limpia Madrid" (nettoyage de Madrid), le père va trouver sur sa route un hardos sataniste un peu neuneu, José Maria, et un présenteur de show tv sur l'occulte, le professeur Cavan.
Voila la folle équipe en route pour tuer l'antéchrist à sa naissance...mais il faudra déja qu'ils le trouve!




El Dia de la Bestia, ce film qui malgré les années qui passent (et ca se voit à la tête des effets spéciaux) reste un film pour moi culte.
Ce film, c'est du grand De la Iglesia: de la surprise, de l'humour décalé, et tellement d'autres.
Si le réalisateur nous a entre temps donné d'autres films bien meilleurs que celui ci, c'est toujours avec tendresse que je l'évoque car il est le film qui m'a fait apprécié son travail et donné l'envie de découvrer le reste de sa filmo et de la suivre désormais à chaque nouvelle sortie.
Le jour de la Bête c'est surtout des personnages: Imaginez juste un Père effectuant tous les méfaits qu'il peut pour gagner la confiance du Diable et un metalleux Sataniste qui l'aide dans sa tâche, (personnage dont la famille est au passage assez fantastique elle aussi).
Y'a plus qu'à rajouter à cela un charlatan "spécialiste de l'occulte"  mais surtout prétentieux présentateur d'une émission de TV foireuse sur l'occulte et vous aurez votre trio gagnant.
Si les personnages sont aussi bon c'est aussi ici grâce à ceux qui les intérprètent avec talent.
Les événements se mettent rapidement en place on est directement happé dans l'action qui garde en haleine tout au long du film.
On oubliera pas de noter que ce film est aussi une grosse satire de la société et que De La Iglesia ne manque pas d'y montrer a quel point les apparences peuvent être trompeuses.

La réalisation est propre mais sans pour autant nous montrer des choses fabuleuses sur ce point. D'un autre coté j'ai bien envie de dire qu'on s'en fout, El Dia de la Bestia, ce n'est tout simplement pas un film à la grande esthétique mais un film délirant et attachant à qui on passe ses quelques faiblesses sans même qu'elles vous gènent.