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vendredi 21 août 2015

St Vincent



Voici ici le premier film de Theodore Melfi. Pour ce premier film il aura quand même réussi à s’offrir Bill Murray comme vedette ainsi que Naomi Watts et Melissa Mc Carty.
St Vincent nous raconte le chassé croisé entre Vincent (Bill Murray), retraité décadent et misanthrope dont les centres d’intérêts peuvent se résumer à l’alcool, aux paris et aux prostitués et ses nouveaux voisins : Maggie, fraichement divorcée et son fils de 12 ans Oliver.
Désormais mère célibataire,  Maggie est contrainte de faire des heures pas possibles à son nouveau travail afin de subvenir aux besoins de son fils et de payer son école privée.
Vincent se retrouve à garder le gamin suite à une mésaventure. Bien que les gamins c’est pas trop son truc, il accepte tout de même de devenir le babysitter d’Oliver, ce qui lui permettra de payer ses dettes.
Ce babysitteur particulier se lie d’amitié avec le gamin et refait son « éducation » à sa façon….


Bill Murray dans le rôle d’un alcolo retraité à l’humour noir.
Naomi Watts en pute russe enceinte
Melissa McCarty en maman trompé par son désormais ex mari au bord de la dépression.
Chris O'Dowd le gamin peu sur de lui.



Comme vous l’aurez déjà deviné nous sommes face à une comédie par moment un peu barré. Le tout se laisse facilement regarder et atteint son but faire rire. C’est déjà pas mal.

Bill Murray nous fait une bonne prestation de vieux retraité ravagé, mais c’est à ce moment aussi qu’on se rend compte qu’il a pris un méchant coup de vieux (Ne nous lache pas Bill !)
Le ptit Cris O’Dowd joue un Oliver assez perdu, timide et tête à claques, le genre de gamin que t’as envie de secouer, et c’est ce que Vincent fera, certes à sa manière de vieux loubard vétéran mais il fera quand même.
Maggie, la mère de Oliver bien que par moment assez irritante par ses lamentations (qu’on peut tout de même comprendre suivant la situation) incarne un personnage dans lequel certaines mères célibataires dans la galère peuvent facilement s’identifier.
Quant à Naomi Watts, son personnage de prostituée s’il paraît on ne peut plus banal et caricatural dans la première partie se révèlera beaucoup plus construit et attachant au fur et à mesure.




Si la première partie du film se présente assez légère, la suite des événements en fera une comédie plutôt dramatique, les ennuis apparaissant chez chacun des protagonistes.  Cette seconde dimension du film ne le gache cependant pas car celui çi garde toujours un coté humoristique même s’il est moins présent.
On pourra cependant regretter une fin bien trop sage et conventionnelle pour ce film qui avait pourtant une base bien décalée.

Pour une première, Melfi obtient donc un résultat de qualité au fort capital sympathie bien que le film n’est pas irréprochable, il n’en reste pas moins propre et agréable.

samedi 12 avril 2014

The Machinist



The Machinist est un film réalisé par Brad Anderson en 2005.
Dans les rôles principaux nous retrouvons Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, John Sharian.
Bien que réalisé par un américain a été tourné en Espagne, près de Barcelone et financé par ce même pays car les studios hollywoodiens ne voulaient tout simplement pas de ce projet.

Trevor Reznik (Christian Bale) est ouvrier dans une usine.
En dehors de son travail, il passe la majorité de son temps et de ces nuits chez Stevie, une prostituée qui est pour lui celle qui se rapproche le plus d'une amie mais aussi à la cafétéria de l'aéroport à parler avec la serveuse, Maria.
Son problème principal à Trevor c'est son insomnie, il n'a plus dormi depuis un an. C'est dans cet état que chaque jour il s'affaibli de plus en plus, s'amaigri mais aussi à de plus en plus de mal à garder son attention au travail, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses au vu des machines avec lesquelles il est en contact.
L'apparition d'un nouveau collègue pour le plus étrange et de messages codés dans son appartement vont de plus en plus laisser penser Trevor que quelqu'un est après lui.



Niveau scénario, bien que celui ci est tout de même bien ficelé, il n'est à mon sens pas sans lacunes: d'une part l'insomnie... je vois ma tête après 3 jours sans dormir et là je me dis juste que an an faut pas pousser le bouchon tout de même. Mais bon, dans le but de pas te pourrir le film pour un détail on va dire OK. (détail certes important j'avoue, mais se pourrir le film pour ca, très franchement ca aurait très con vu la qualité du reste).
Deuxième lacune du film c'est tout simplement sa prévisibilité car si le tout est bien conduit on flaire quand même à partir d'un certain moment l'anguille sous roche.
C'est dommage il faut le reconnaitre mais ca ne m'a pas pour autant gâché le film non plus.

La réalisation est quant à elle assez bien foutue, notons d'ailleurs la scène de la route 666 avec une bonne utilisation, une fois n'est pas coutume de l'effet stromboscope.
La couleur est tout aussi bien utilisée, donnant à bien des scènes une ambiance pesante, froide (l'usine, l'appartement), et d'autre part les scènes d'extérieur aux couleurs beaucoup plus lumineuses, un peu rétro.
Cette mise en scène maitrisée pousse le spectateur lui même à ressentir une part de paranoïa grandissante au fur et à mesure de l'avancement ainsi que la fragilité psychologique de Trevor due à son insomnie qui elle aussi ne fait que s'accentuer.
L'interprétation des seconds rôles est tout à fait honorable de là part de tout le cast, mais je n'ai cependant pas des masses accroché au personnage de Ivan, le nouveau collègue "super inquiétant", qui m'a paru trop caricatural en fait, bien que je pense que cela soit surement voulu.

Le fameux Ivan

La prestation et la performance de Christian Bale dans le rôle de Trevor est juste fabuleuse.
Si on ne peut évidemment passer à coté du physique transformé de l'acteur par une trentaine de kilos en moins qu'à son habitude c'est surtout son visage, ses traits qui impressionnent, qui choquent même.
La faiblesse et la fatigue se lisent sur son visage mais aussi dans ses mouvements (notamment la scène où Trevor fuit en courant les questions d'un policier et semble au bord de l'évanouissement).
Son interprétation de Trevor est sans faille, Bale EST Trevor Reznic, une réelle appropriation du personnage par l'acteur et pas seulement au niveau physique car sur tout point, ca colle.
Le personnage de Trevor évolue tout au long du film, de plus en plus faible physiquement mais surtout psychologiquement.



Au final The Machinist, porté par une prestation remarquable de Christian Bale et une ambiance efficace et oppressante à souhait est un film à retenir malgré ses quelques imperfections.
Vraiment à voir...

samedi 12 janvier 2013

The Mist


 l'envie m'est venue de vous parler d'un film que j'apprécie beaucoup, à savoir: The Mist



Ce film, datant de 2007 est une adaptation d'une nouvelle de Stephen King. Il a été réalisé et écrit par Frank Darabont, qui avait déjà adapté 3 nouvelles de King auparavant (he Woman in the Room, Les Évadés, et La Ligne verte).

Un violent orage s'abbat sur une petite ville du Maine.
Le lendemain on constate qu'il y a beaucoup de dégâts matériel mais David, sa femme et son fils sont cependant sains et saufs.
David décide donc d'aller faire des provisions au supermarché avec son fils et son voisin Brent.
Si l'orage est passé il y a cependant un brouillard épais venant du lac et avançant rapidement.

Alors qu'ils sont au supermarché, tous remarque un nombre important de voitures de police passant à toute vitesse.
Ensuite c'est un homme terrorisé qui entre dans le supermarché la chemise tâchée de sang et parlant d'une chose horrible cachée dans la brume.
Alors que les responsables ferment les portes, la brume s'amasse sur le magasin rendant la vision impossible à l'extérieur.
Quand la plupart prenne l'homme pour un fou, David ainsi que quelques autres personnes vont vite se rendre compte que la brume abrite pourtant des créatures hostiles...



Fear changes everything

The Mist, c'est un film où la fin est proche, où l'espoir se réduit de plus en plus au fil du film.
Si j'aime ce film c'est principalement pour une chose, à savoir que si les créatures ont une part importante dans le film elles ne sont cependant pas le thème principal.
Ce thème prédominant n'est autre que l'homme et ses réactions en situation de panique.
Nous sommes plongé dans un semi huis clos où certains paniquent plus vite que d'autres se laissant aller à croire les prophéties d'armageddon d'une fervente catholique et à agir en fonction de ses dires sans faire appel au bon sens ou à une quelconque réflexion, au point même d'aller jusqu'à parler de sacrifice!
Si les créatures sont certes hideuses, ce qui est effrayant dans The Mist, c'est cette dimension réelle qu'est l'humain et ses réactions, pouvant transformer une situation dangereuse en situation désespérée.

Notre espèce est fondamentalement cinglée. Mettez plus de deux êtres dans une chambre, ils prendront parti et se mettront à imaginer des raisons de s'entretuer. Pourquoi avoir inventé la politique et les religions ?
(Ou la réplique du film qui le représente très bien)

Au delà de cela, The Mist possède aussi une bande son de qualité avec entre autre Dead can Dead et son The Host of the Seraphim lors de la dernière scène.
Le son et l'image collant à merveille, et accentuant le désespoir de cette scène, il est difficile de rester de marbre et de ne pas être traversé de frissons.

Petite critique: malgré que le film n'a que quelques années seulement la tronche des créatures a déjà pas mal vieilli entre temps et certaines semblent vraiment très fakes.
En dehors de cette petite note négative la réalisation est propre même si le film ne laisse pas beaucoup d'espace pour de jolies prises de vues etc.
L'interprétation des acteurs est correcte et de qualité pour la plupart bien que certains personnages secondaires ont de bonnes têtes à claques (mais c'est voulu pour une partie d'entre eux je pense).



En résumé, même si ce film n'est pas parfait, The Mist possède tout de même de grandes qualités et mérite d'être vu.
Alors que nous sommes face à un film aux caractéristiques de film fantastique et de science fiction, on s'en écarte de plus en plus au fil du film pour que cela ne devienne plus que le prétexte à la réflexion, l'élément déclencheur, d'un autre chaos: L'humain livré à lui même.

[Trailer]: http://www.youtube.com/watch?v=LhCKXJNGzN8

jeudi 1 novembre 2012

Habemus Papam




Je viens aujourd'hui vous présenter un film assez peu connu et qui est pourtant à mon gout une vraie pépite, j'ai nommé : Habemus Papam.

Il s'agit d'une comédie dramatique italienne réalisée par Nanni Moretti en 2011 et mettant en scène dans les rôles principaux Michel Picolli et Nanni Moretti lui même.



Si le film n'est pas très connu il a cependant réussi à remporter plusieurs récompenses et à être nominé encore plus de fois.
Notons d'ailleurs:
Nominations au festival de Cannes 2011 pour: la Palme d'Or, le Grand Prix, le Prix du Jury, le Prix de la mise en scène, le Prix du Jury Oecuménique, le Prix de la Jeunesse
Nominé au Festival international du film de Toronto 2011 pour le prix de la critique internationale
Gagnant:
David du meilleur acteur 2011 pour Michel Picolli
Et aux Nastri d'Argento (Prix de la presse Italienne) 2011: Meilleur film, meilleur sujet, meilleur photo, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleure production.


Habemus Papam - Nous avons un pape

Le pape vient de mourir, comme la tradition chrétienne l'impose alors, le conclave se réunit afin d'élire le nouveau pape, une tâche qui est plutôt ardue et qui nécessitera plusieurs votes.
La fumée blanche apparaît enfin.
Un nouveau souverain pontife à été élu (Michel Picolli), mais alors que l'heure vient pour lui de se présenter au balcon c'est la panique, le doute le plus profond l'envahit et celui-ci ne sait pas si il veut vraiment être pape et si il a la force de supporter ce lourd poids sur les épaules.
Dépression? Peur? Angoisse passagère? C'est afin de découvrir ce qu'il en est et surtout de résoudre se problème que le Vatican fait appel à Brezzi (Nanni Moretti), psychanalyste renommé.
Mais tout ne se passe pas comme prévu...




Au coeur du Vatican

Habemus Papam nous plonge au sein du Vatican et du conclave, alors que tous les cardinaux sont rassemblés et "enfermés" ensemble, car dès le début du conclave jusqu'a l'apparition du nouveau pape au balcon ceux-ci ne peuvent avoir aucun contact avec l'extérieur.
Nous découvrons assez rapidement que si être Pape est l'honneur suprême pour un cardinal, c'est aussi leur plus grande crainte, ne voulant pas endosser une telle responsabilité.

Habemus Papam est un film relativement calme, n'attendez pas de l'action à 100 à l'heure, nous sommes tout de même au vatican entouré de cardinaux d'un certain âge et avec des principes religieux forts.
Etrangement, malgré son rythme relativement lent (particulièrement au début du film), je ne me suis ennuyé à aucun instant au cours de ce film.

Le film nous livre un vatican différent de celui que nous imaginons, surtout grâce à la présence du psychanalyste, personne athée, au sein de tous ces gens du seigneur.
Car oui, le psy a ici un rôle fondamental et cela malgré qu'il n'aura qu'un seul entretien pour tenter de résoudre le mal être du nouveau pape au cours du film.
Brezzi étant "coincé" au sein du vatican lui aussi (car en acceptant sa mission, il ne peut du coup plus avoir de lien avec l'extérieur tant que le pape n'apparait pas) va donc vivre parmi tous ces cardinaux, aux personnalités différentes, avec chacun leur problèmes, leur façon d'envisager la voix, mais aussi des êtres humains comme nous tous derrière ces hommes de foi.

A coté de cela on remarque le grand réalisme des décors, l'attachement et le respect des détails. Nous avons donc droit à une garde suisse en bonne et due forme et un respect des traditions chrétiennes tout au long du film.
Le film est beau, que ce soit dans la photo, comme les décor et les costumes le tout est très travaillé, fidèle à la réalité sans en faire des tonnes.
La réalisation est bonne, de même que la musique, bien qu'au final ceux ci se retrouvent plutôt éclipsés par l'histoire en elle même



Un film touchant

Une des grandes réussites de Habemus Papam est sans aucun doute ses acteurs et en particulier Michel Picolli, qui incarne ce nouveau pape dans le doute.
Picolli livre une grande interprétation et rend son personnage très attachant, ses doutes, ses questions, sont d'autant plus touchantes qu'on avance dans le film.
Ce cardinal qui a toujours vécu dans la foi, se rend compte lors de sa consultation à l'extérieur avec une autre psychanalyste (l'ex femme de Brezzi), que sa vie aurait pu être autre, qu'il a surement raté certaines opportunités, qu'il y a des choses dans la vie qu'il n'a pas pu faire.
Petit Spoil: Nous assistons aussi à un pape qui prend la fuite dans la ville, afin de "découvrir le monde" et peut être se découvrir lui même, épopée qui changera l'homme et fera, vous vous en doutez paniquer au plus haut point le Vatican fin du spoil

Si Michel Picolli est sans aucun doute la vedette du film Nanni Moretti n'est pas en reste, aidant les cardinaux à résoudre quelques soucis.
Moretti, incarne avec force ce personnage à l'esprit cartésien et à l'esprit pince sans rire.



Mais aussi une comédie

Comme je vous l'ai dit au début de l'article Habemus Papam est une comédie dramatique, mais jusque là, tout ce que je vous en ai dit n'a pas l'air très drôle.
Détrompez vous, si vous ne rirez pas à gorge déployée, Habemus Papam est pourtant une bonne comédie, regorgeant de bonnes idées, de situations cocasses comme on les aime.

Comme le sujet le laisse cependant présager, il ne s'agit pas d'un humour lourd et gras, mais d'un humour plutôt subtil, parfois pince sans rire.
*Petit spoil, 2eme edition*: Si vous avez envie de voir des cardinaux s'engueuler autour d'une partie de cartes, ou encore un tournoi de volley ball en plein vatican ainsi q'un garde suisse qui squatte les appartements du pape pour laisser croire que celui ci est présent ce film est pour vous. *Fin du spoil*



En résumé alors que je n'attendais pas grand chose de ce film n'étant pas quelqu'un de très intéressée par la religion chrétienne je ne regrette pas de l'avoir vu et je le reverrai même surement.

Et qu'en est il au final du pape? Montera t'il au balcon saluer les fidèles ou non? Regardez le film pour le savoir!

samedi 27 octobre 2012

The Road




Pour aujourd'hui j'ai décidé de vous parler de The Road.

The Road est un film de science fiction 2009 réalisé par John Hillcoat avec entre autre Viggo Mortenssen, Kodi Smit-McPhee et Guy Pearce.
Il est inspiré du livre de Cormac McCarthy.


Cela fait déjà plus de 10 ans que la terre a presque explosé, les survivants ne se souviennent que d'un éclair et des chocs, ensuite plus rien le chaos.
Plus de vie, plus de végétation, plus de lumière...
C'est dans ces conditions, ce monde ou chacun erre à la recherche d'un peu de nourriture et d'espoir, qu'un père tente seul d'élever et de protéger son fils qui à plus ou moins le même âge que cette tragédie.


Si j'ai choisi de vous parler de ce film c'est pour une raison très simple il s'agit d'un des rares films de science fiction et de post-apocalypse que j'ai apprécié.

Ici, on ne connait pas la cause de la catastrophe, il n'y a pas de créatures horribles qui viennent bouffer les humains, non, tout est misé sur le réalisme.
Les sentiments des personnages sont le point fort du film, chose qui n'aurait pas été possible sans les prestations remarquables des acteurs principaux d'ailleurs.
On comprend très vite que dans ce monde de chaos, le pire ennemi de l'homme, c'est l'homme justement par son manque d'humanité et son égoïsme entrainant un chacun pour soi allant du simple vol jusqu'au cannibalisme organisé.

Si The Road n'est pas un film plein d'action et de rebondissements, il est un film emprunt de peur mais aussi d'espoir.
Le film comporte cependant quelques scènes fortes comme la découverte d'un corps d'enfant mort et putréfié dans son lit par les personnages, scène justement orchestrée où l'accent à été mis non pas sur le corps décomposé mais sur la réaction de l'enfant devant ce cadavre.
Le film comporte aussi quelques flash back de l'homme avec sa femme qui rapelle l'avant et qui rapellent aussi le début de ce nouveau présent, de ce chaos.
Ces flash back intelligemment placés sans pour autant apporter énormément au scénario.



Les personnages sont développés et leurs réactions sont très naturelles.
Le père veut à tout prix protéger son fils et lui apprendre à pouvoir se débrouiller seul alors qu'il n'a  pas espoir que le monde s'améliore, il est même prêt à le tuer plutôt que de laisser quelqu'un lui faire du mal, il est méfiant de tout le monde.
Le fils malgré qu'il se demande si il va mourir quand il a faim, est prêt à partager sa nourriture avec d'autres dans le même cas qu'eux; il est bon et à encore l'espoir.

Autre force dans The Road, les décors froids,poussiéreux et rappelant les villes fantômes qui renforcent ce caractère de monde où même la nature n'a plus ses droits, à plus d'un moment je me suis crue à Prypiat.
La musique, signée Nick Cave, bien qu'elle soit relativement en arrière plan n'est tout de même pas en reste et colle parfaitement à cette ambiance.



Au final, The Road est un film intelligent, dont la force principale réside en son réalisme qui en fait d'ailleurs froid dans le dos.

mercredi 23 mai 2012

This Must be the Place




This Must be the Place, qui est originalement le titre d'une chanson des Talking Heads est un film de Paolo Sorrentino qui a été présenté en compétition lors du festival de Cannes en 2011.

Il met en vedette Sean Penn dans le rôle de Cheyenne une ancienne star du rock, la cinquantaine, à l'allure d'un Robert Smith.
L'homme vit avec sa femme de ses rentes en Irlande dans un petit quartier tranquille.
Soudain son quotidien monotone est bousculé par la mort de son père avec qui il a coupé les ponts depuis des années.
Cheyenne retourne alors aux Etats Unis et découvre que son père à passer toutes ces années à tenter de débusquer celui qui fût son bourreau à Auschwitz.
L'enquête de son père lui révélant que le bourreau est toujours en vie, Cheyenne décide alors de partir sur ses traces à son tour...


L'histoire de This Must Be the Place est entièrement centré sur le personnage de Cheyenne et fort est de constater que la recette prend de façon admirable, il ne faut pas longtemps pour être pris d'une grande affection pour son personnage.
L'homme, malgré sa tristesse plus qu'apparente attire la sympathie grâce à sa gentilesse manifeste et son envie de rendre les autres heureux malgré que lui même ne l'est pas.
On ressent une très grande sensibilité chez Cheyenne, aussi bien dans son comportement rappelant mon vieil ami Droopy ainsi ses gestes que son discours.
Sean Penn est méconnaissable et les qualificatifs ne manquent pas pour décrire sa prestation dans le film: suprenante, forte en émotions, pleine de douceur, et d'une grande justesse, bref alors qu'on l'imagine mal dans cette position il relève le défi haut la main livrant une interprétation de très grande qualité.
Il y a bien entendu des personnages secondaires avec entre autre la femme de Cheyenne ainsi que David Byrne (chanteur des Talking Heads) incarnant son propre rôle. Si chacun incarne son rôle avec justesse Cheyenne n'en reste pas moins la grande vedette du film.





Si This Must be the Place est une réussite ce n'est pas que grâce à la prestation de Penn mais aussi à d'autres éléments.
Il y a tout d'abord l'histoire et les dialogues, fort de la personnalité bien exploité de Cheyenne on se retrouve façe à un road movie bien mené où notre héros rencontrera des gens très différents avec qui ils nous offrira de belles conversations ainsi que certaines situations carrément loufoques et drôles.
Car oui, si Cheyenne paraît parfois sur son nuage dans une autre réalité il réussi ses répliques nous offre quelques perles, pleines de sens et de vérité.
Ceci peut sembler assez triste, voir même lourd, mais détrompez vous, le personnage a aussi beaucoup de légèreté et j'ai ris à beaucoup de passages et de répliques du film.





Ensuite il y a la musique du film, celui-ci traitant d'une ancienne rock star elle ne pouvait être que très présente, regroupant entre autre les Talking Heads mais aussi Iggy Pop et sa célèbre chanson Passenger.
Elle est intégrée avec brio dans le métrage et donne un réel plus à l'oeuvre dans son ensemble, elle n'est pas qu'accompagnement mais fait partie intégrante du film.

Si tout ca vous donne déjà l'eau à la bouche sachez que ce n'est pas tout. Sorrentino nous a gâté d'une réalisation splendide avec des plans et des décors naturels d'une rare beauté et des couleurs superbes.
La mise en scène y est parfois particulière pour donner au spectateur un sentiment assez mélancolique.


This Must be the Place est une oeuvre complète, aliant beauté de l'image, du son et de l'histoire.
Un réel voyage de 2 heures qui restera longtemps dans ma mémoire et dans mon coeur.
J'ai été à 100% conquise par ce film qui a même réussi à certains moments à me rendre les paupières humides.

Un seul conseil: regardez le, vivez le!

samedi 17 mars 2012

Kill me please



Nous voici face à la dernière création en date de Olias Barco (C'est arrivé près de chez vous).
Le réalisateur met ici en scène en autre Aurélien Recoing, Virginie Efira, Philippe Nahon,Virgile Bramly ainsi qu'une apparition de Benoît Poelvoorde pour nos offrir une comédie à l'humour noir.


Le Docteur Kruger a ouvert sur une colline isolée près d'un petit village une clinique d'un genre particulier.
Il s'agit en fait d'une clinique du suicide où Kruger reçoit des patients voulant se suicider, il écoute leur motifs et prend décision de les accompagner dans la mort ou non.
Son but est de leur faire changer d'avis où à défaut qu'au moins cela se fasse d'une manière propre, un verre à la main et avec leur dernier souhait réalisé.
Cependant cette clinique n'est pas pour plaire aux villageois qui sont bien décidé à le faire savoir à leur façon.



Nous sommes ici face à un film à l'idée originale et du coup attrayante mais qui à mon sens aurait pu être mieux exploitée.
Le film est tourné en tourné sous la forme d'un documentaire en noir et blanc, un noir et blanc très esthétique mais ne donnant cependant pas d'ambiance particulière au film.
Les personnages sont en majeures partie bien interprété et haut en couleurs, en réalité une grande partie du film repose sur eux car en fait dans la première partie du film on est juste plongé dans le quotidien de la clinique, les envies des patients, l'expression de leurs sentiments.
Notons d'ailleurs que ces patients forment une belle brochette de spécimens: un mari désespéré qui a perdu sa femme au poker, une diva qui a perdu sa voix, un suicidaire depuis bébé pour ne citer qu'eux.
La deuxième partie, à savoir "les villageois contre attaquent" (je n'en dirais pas plus la dessus pour ceux qui comptent voir le film car ici repose le seul élément innatendu du film), est elle légèrement plus riche en rebondissements et nous offre la révélation du personnage de Virgile pensant alors que c'est sa mort qui est mise en scène et pète les plombs.
Concernant l'humour, il est présent par certaines répliques mais ne réussi pas à se faire une place assez importante dans un film qui est une comédie.
L'aspect dramatique de la situation de certains des patients se ressent mais n'est que peu développé.
Le film est distrayant mais comporte trop de temps morts et une allure très inégale.

Nous sommes ici face à un film sympathique mais qui n'offre pas toutes ses possibilités malgré une bonne prestations des acteurs et une idée plus qu'originale.

vendredi 23 décembre 2011

The killer inside me




Réalisé en 2010 par Michael Winterbottom et basé sur le livre du même nom de Jim Thompson, le film nous met à l'affiche Casey Affleck, Jessica Alba et Kate Hudson.

Lou Ford, 29 ans, vit depuis toujours à Central City, une petite ville paisible du Texas où il est devenu l'assistant du shérif. Garçon calme, une personne de confiance pour tous les habitants de la ville en somme. Le jeune homme bien sous tout rapport... en apparences seulement. Lou est en réalité un homme déphasé, violent avec les femmes et regorgeant de problèmes, qui va aller jusqu'au meurtre. En dehors de tout soupçon, il va tout de même finir par attirer les questions et les doutes le concernant quand les problèmes et incohérences autour de lui se multiplient... Cool, un mec bien sous tout rapport, des meurtres, ça rappellerait presque un peu American Psycho le machin.


charisme de mollusque

The Killer Inside Me commence par une longue narration de Lou, narration qui rythmera d'ailleurs tout le film. Si la narration nous informe sur le personnage, ses motivations, elle renforce cependant, de par la voix calme et lente de Lou, le côté escargotique et sans rebonds du film. Nous sommes vite plongés dans le vif du sujet et on remarque vite les penchants sadiques et violents de Lou, frappant sa compagne Amy lors de leurs ébats ou Joyce, la prostituée dont il tombe amoureux.
Les scènes se répètent : fessées, sexe, fessées, fessées, sexe, 'fin vous avez compris quoi !... bref tout ça pour dire qu'on commence à se faire chier, Lou n'attirant aucune sympathie et étant aussi terne qu'un vieux t-shirt blanc grisâtre n'ayant jamais vu la couleur d'une poudre à laver miracle.

De là, on a droit à la scène qui a mis en émoi Cannes : Lou défonce la tête de Joyce à coups de poing et tout ça pendant une longue scène... ça fait mal peut être, mais on s'emmerde toujours sec, le public Cannois m'a l'air d'une bande de petites natures. Et ça va de mal en pire, on ne peut en plus s'empêcher de se dire que les autres sont une meute de cons de ne pas voir sa culpabilité. C'est lent, il ne se passe pas grand chose et j'avoue que je me suis retenue de stopper le film et d'en lancer un autre, ce qu'en fait j'aurais dû faire. Bref, au final la fin est toute aussi improbable que le reste, et là encore je me suis dit "meute de cons" pour les personnages secondaires.

C'est très rare, mais j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu 1H40 de ma vie devant ce film. Je dois dire que je ne vois rien à en retirer à part, admettons, que c'est pas trop mal filmé.

En conclusion :


Ce film est une vaste blague dont l'intrigue tient sur une seule fesse

samedi 30 octobre 2010

Moi Zombie, Chronique de la douleur





FICHE TECHNIQUE

Titre: Moi zombie, Chronique de la douleur
Année: 1998
Pays: Royaume Uni
Réalisateur: Andrew Parkinson
Genre: Horreur/drame


RESUME


Mark, un étudiant en botanique qui mène une existence paisible, va voir sa vie basculer d'une jour au lendemain.
C'est lors d'une promenade en forêt qu'il pénètrera dans une maison abandonnée, où il trouvera une femme apparemment très malade à qui il tentera de venir en aide; mais celle-ci, pour une raison inconnue, lui sautera au cou pour le mordre.
Au fil des jours qui suivront, Mark va se rendre compte qu'il ressent des pulsions cannibales et que sa chair commence à se décomposer...
Il n'a d'autre choix que de s'isoler et tenter de survivre au mieux possible.
Survivre en se décomposant, ce qui veut dire en se cachant, ce qui signifie aussi de ne plus avoir d'argent...comment survivre?
Survivre en sachant que pour vivre vous devez manger de la chair humaine, ce qui implique évidement de faire du mal, de tuer, de ne pas se faire prendre...
La mort imminente, la solitude, la barbarie envers ses congénères...voilà ce que Mark décrira lors de son "étude" sur lui-même ou sur celui qu'il devient peu a peu.



AVIS

Film à très faible budget, *moi Zombie* ne peut pas se vanter d'avoir des effets spéciaux de compétition, au contraire ceux-ci laissent plutôt à désirer... mais voilà, ici est peut être un des seuls défauts du film.
*Moi zombie* est un de ces films dont on n'attend pas grand chose mais qui offre beaucoup.
Il réussit à se décrocher du reste par son originalité et sa mise en scène… vous n'êtes définitivement pas face à un film de zombie classique, autant vous prévenir.
Ce film n'est pas un film d'horreur pour moi mais plutôt un drame, un drame humanisant le mutant et nous faisant plonger dans son quotidien et son évolution au fil du temps. La fin se devine dès le début et pourtant on ne peut que rester devant l'écran à regarder cette évolution vers la putréfaction, vers la mort. Quelques scènes un peu gores et dérangeantes sont présentes mais le but du film n'est de toute façon pas là… le film est assez lent mais cela colle à son ambiance et lui donne comme une façon de décrire cette lente agonie et l'évolution de Mark vers sa perte. Force est de constater que l'on s'attache au personnage de Mark et qu'on en ressort avec un profond malaise.


Je n'ai malheureusement pas réussi à trouver une bande annonce mais le film lui se trouve en VF et VOST.

Je vous laisse en espérant vous avoir donné envie de voir ce film!