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dimanche 22 juin 2014

House of The Dead




Pour les généralités House of The Dead est donc un film datant de 2003 et réalisé par Uwe Boll, il s'agit de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo du même nom.
Les adaptations de jeux vidéos et Uwe Boll, c'est une grande histoire d'amour en plus (Postal, Bloodrayne, Alone in the Dark, ...) mais là ou House of the Dead était promis d'office à un bel avenir au sein des navets c'est le petit détail quand même que le jeu original ne comporte pas de réel scénario.

- Scénariste : "hé Uwe, c'est peut être pas un bon plan en fait cette adaptation, y'a pas de scénario dans le jeu, c'est un shoot them up sans histoire House of The Dead. Qu'est ce qu'on va pouvoir faire avec ça ?"
- Uwe Boll : "Etre fidèle au jeu, mec !"
- Scénariste : "C'est-à-dire ?"
- Uwe Boll : "Pas se casser le cul à faire un scénario tout simplement!D'ailleurs t'es viré au fait tu sers à rien"
C'est ainsi que Uwe Boll s'empara d'un post-it et écrivit à peu de choses près les mots suivants Djeunz, rave party, île, zombies. Voila, vous avez votre scénario : des djeunz se rendent sur une île mystérieuse pour une rave party, mais pas de bol y'a des zombies.
Le mec qui les amène en bateau sur l'île fait aussi dans le trafic d'armes, et voila, nos djeunz ils ont même des flingues pour lutter contre les zombies, pourquoi se casser la noisette à faire un scénario.


Tu savais pas que Sega organisait des rave party ?

Quand on a pas beaucoup d'idées et à peu près autant de budget, il faut donc trouver quelques trucs pour que quand même des gens veuillent voir le film... C'est ainsi que Uwe Boll rajoute dans un élan de génie sur son post-it le mot nichons.
"C'est sur les gars, si on montre pas mal de boobz on va augmenter les ventes du dvd !!"
Très inspiré un mec de l'équipe gueule alors "cascades".
Uwe réplique : "M'enfin Georges tu devrais savoir qu'on a pas le budget pour des cascadeurs !", mais Georges c'est le roi de la débrouille et du coup il se dit qu'il y a plus qu'a faire sauter les gens sur des trampolines et que ça fera un effet vachement balèze. Qu'à cela ne tienne, Uwe ajoute sur son post-it "cascades sur trampoline".

Le lendemain il regarde Matrix à la télé et découvre le Bullet Time, c'est la révélation pour Uwe : on va foutre plein dans le film et ça sera trop génial.
Mais pas un ou deux hein, non, on y va à fond.
Et puis il faut rendre hommage au jeu quand même, non pas en faisant un bon film, ça c'est pas assez original, puis ça nécessiterait trop d'efforts surtout, il va trouver une idée révolutionnaire pour cela : mettre des extraits du jeu en plein film.

Bullet Time + extraits du jeu = 2XCOMBO:

https://www.youtube.com/watch?v=eJg2noJoW2I


Comme on le devine donc avec ces éléments la réalisation est on ne peut plus pourrie et je m'en foutiste, n'ayant aucune honte à laisser des rails et des trampolines visibles, à croire qu'ils le font vraiment exprès, et avec le sens du détail en plus.
Ce film est un vrai collector où rien n'a été laissé au hasard : que ce soit les maquillages, les acteurs, les dialogues, la musique (oh cette musique !)... tout est mauvais. C'est là où ça en est fantastique, rien ne peut récupérer le coup, ça en devient presque une performance une telle incompétence.

Navet assumé ? Sûrement !
Navet volontaire ? Après tout qui sait...

dimanche 24 février 2013

Cockneys Vs Zombies


Pour ceux qui ne le savent pas j'aime les zombies, et forcément les films de zombies!
Puis j'aime aussi l'humour british.

En gros, j'étais plus que obligée de voir ce Cockneys VS Zombies.



Compte rendu du match:

Cockneys VS Zombies c'est l'histoire de deux frères, qui sont loin d'être des gagnants de la vie dont le boulot est d'amener les repas dans les maisons de retraite.
Parmi ces maisons de retraite il y a celle ou est logé leur grand père, un homme de valeur au caractère fort qui aimerait que ses petits fils trouvent un vrai travail.
Cette routine est cependant brisé par un chantier à coté de la maison de retraite qui va d'ailleurs la faire fermer, les pensionnaires seront alors relogés dans une autre maison de retraite à des kilomètres de là, ce qui éloignera malheureusement les deux frères de leur grand père bien aimé.
C'est pour éviter cela que les deux frères aidés de leur cousine et de deux amis décident de braquer une banque afin de pouvoir offrir de beaux jours à leur grand père dans une maison de retraite plus proche.

Le braquage prend vite des allures de fiasco, la police arrivée sur les lieux, les poussant à commettre une prise d'otage.
A mais...on entend plus la police devant la banque...ils sont parti??
Non, il se sont fait bouffé, parce que sur le chantier, il ya des cons qui ont ouvert une voute ancienne renfermant...des zombies

Les deux frères et leur cousine vont donc vite être d'accord sur un point: sauver papy et ses potes et les mettre à l'abri des zombies!

Avis


Papy fait de la résistance à l'anglaise

Cockneys Vs Zombie s'affiche dans la lignée des Shaun of the Dead and co ou l'humour fleurte avec le zombie, si le film n'est pas parfait il est cependant un film sans prétentions et de bonne qualité assurant quelques bons moments de rigolade lors de son visionnage.

Si visuellement le film s'affiche avec une grande simplicité, ne cherchant pas à nous jeter de la poudre aux yeux par des effets de toutes sortes, il reste bien filmé et d'un rendu très propre.
En parlant d'effets le maquillage des zombies est simple mais ne nous crie pas pour autant "je suis une victime du budget".

Concernant l'histoire en elle même et les dialogue, l'humour est parfois bête (mais quand même drôle) parfois british, nous assurant des scènes cocasses tel qu'un retraité assurant son petit business de drogue devant la maison de retraite ou encore une course entre un zombie et un papy en déambulateur (scène palpitante de vitesse!)


Les paris sont ouverts

Les personnages sont quant à eux bien exploité bien que caricaturaux au possible entre les deux frères pas très débrouillards, la cousines bonasse qui en plus est vachement douée pour tout, le black, fournisseur d'armes, qui a fait la guerre d'Irak et qui est revenu un peu givré, le pote encore plus nouille que les deux frères, l'employé de banque pris en otage, prétentieux et tête à claque...
Et puis last but not least: la petite bande de retraités sympas qui ne sont pas décidé à se laisser bouffer par les zomblards et tant mieux pour nous, parce qu'on les aime bien les vieux cockneys!

Ce film plein d'humour nous rappelle aussi que la famille et les amis c'est sacré!

En résumé Cockneys VS Zombie est un film bien sympathique et sans prétention,
A regarder en VO of course!

jeudi 31 janvier 2013

L'étrange pouvoir de Norman


ParaNorman en VO, "l'étrange pouvoir de Norman" est un film d'animation américain réalisé en 2012 par Sam Fell et Chris Butler dans les studios de Laika Entertainment (qui nous ont déjà livré le très bon Coraline)



Je vous présente Norman Babcock, un petit garçon pas comme les autres étant donné qu'il a la particularité de voir et de parler...aux morts.
Résultat: son lot quotidien est de se faire houspiller à l'école par les autres enfants, être considéré comme le bizarre de service aussi bien par les étrangers que les membres de sa famille, sauf sa grand mère, avec qui il aime regarder des films de zombies...mais en fait, Mamy, elle est morte.
Tout va devenir encore plus bizarre pour le petit garçon lorsqu'il va devoir sauver sa ville d'une invasion de zombies  qui semble due à une malédiction jetée par une sorcière sur la ville il y a déjà des siècles de cela.



Zombies, vous avez dit zombies?


Parfois tristounet, parfois drôle, parfois sensible ParaNorman est un film tout en finesse, que ce soit sur le plan visuel que scénaristique.
Sujets principalement exploités ici: la différence et l'exclusion qui en résulte mais aussi la vengeance et le courage, et le mieux la dedans c'est qu'ils sont bien exploités en prime, un régal!

A aucun moment je ne me suis ennuyée lors de sa vision, au contraire, j'ai même ri et me suis vraiment laissée prendre au jeu!

Le film entretient une bonne cadence tout le long, pas de temps-mort, pas de gros bordel non plus, bref une réalisation assez égale sur toute la ligne qui fait que ça passe en un coup, comme du petit lait (ou du whisky pour d'autres).
Gardons à l'esprit qu'il s'agit d'un film familial et que même si il est parfois un peu glauque, surtout dans le type d'humour, il va de soi que tout est bien qui fini bien sans aucune surprise, mais malgré qu'on le sent directement notre plaisir n'est pas gâché!

Point de vue visuel, si les personnages et leur design peuvent déplaire par leurs traits trop caricaturaux, l'animation, réalisée ici en stop-motion est quant à elle, impressionnante, à la fois belle et fluide et utilisant des couleurs bien exploitées.
Si les personnages possèdent des traits caricaturaux, ils sont aussi bien physiques que mentaux pour d'autres.
La soeur de Norman, blonde Barbie superficielle aux grosses fesses, le petit Neil rondouillard, son frère Mitch bodybuildé et stupide, ou encore la brute épaisse qui terrorise Norman à l'école qui n'est pas très fut-fut et a les lobes stretchés.
Tout ca pour en venir ou? Vous serez toujours le bizarre ou l'imbécile d'un autre de toute façon!


Norman en plein tournage


Je vous conseille donc vivement de le regarder au plus vite, que ce soit avec ou sans enfants
En tout cas, moi, je le reverrai très bientôt!

lundi 19 mars 2012

Pontypool



A l'honneur aujourd'hui un film que j'aime beaucoup: Pontypool
Réalisé par Bruce McDonald ce film est adapté d'un roman de Tony Gurgess intitulé "Pontypool Changes Everything".
Il aura fallu près de 10 ans de développement pour le voir adapté à l'écran.


Pontypool, une petite ville tranquille dans l'Ontario.
Grant Mazzy, vedette nationale de la radio, relégué à la radio locale de Pontypool car trop grande gueule... il anime l'émission du matin au coté de sa productrice Sydney et de leur standardiste Lauren.
Ce jour là des émeutes ont lieues, la police locale se refuse à les commenter, les liaisons entre le studio et les reporters sur place font état de beaucoup de violence.
Pourquoi ses émeutes? Qu'en est il de la réalité sur place et pourquoi les choses relatées par les gens sur places sont de plus en plus étranges?
Qu'importe, la mission de notre studio: comprendre et informer.




Mrs. French's cat is missing. The signs are posted all over town. "Have you seen Honey?" We've all seen the posters, but nobody has seen Honey the cat. Nobody. Until last Thursday morning, when Miss Colette Piscine swerved her car to miss Honey the cat as she drove across a bridge. Well this bridge, now slightly damaged, is a bit of a local treasure and even has its own fancy name; Pont de Flaque. Now Collette, that sounds like Culotte. That's Panty in French. And Piscine means Pool. Panty pool. Flaque also means pool in French, so Colete Piscine, in French Panty Pool, drives over the Pont de Flaque, the Pont de Pool if you will, to avoid hitting Mrs. French's cat that has been missing in Pontypool. Pontypool. Pontypool. Panty pool. Pont de Flaque. What does it mean? Well, Norman Mailer, he had an interesting theory that he used to explain the strange coincidences in the aftermath of the JFK assasination. In the wake of huge events, after them and before them, physical details they spasm for a moment; they sort of unlock and when they come back into focus they suddenly coincide in a weird way. Street names and birthdates and middle names, all kind of superfluous things appear related to eachother. It's a ripple effect. So, what does it mean? Well... it means something's going to happen. Something big. But then, something's always about to happen.
http://www.youtube.com/watch?v=ioAk3EfZMAg

...C'est sur ces paroles de Grant que commence Pontypool.
Autant vous le dire directement je vous déconseille très vivement la VF sur Pontypool, par pitié, VO oblige dans notre cas, je pense que vous aurez déjà compris toutes les subtilités que vous risquez de perdre sur Pontypool avec une VF.

Tout d'abord Pontypool est un huis clos se déroulant entièrement dans le studio radio, pour ceux qui s'attendent donc à voir du sang, oui il y en aura mais pas beaucoup, dans Pontypool ce n'est pas ce qui importe.
Pontypool développe une atmosphère, un climat angoissant ou on ne sait pas ce qu'il en est, nous sommes plongé nous aussi dans le huis clos et sans aucune information sur ce qui se passe à l'extérieur et ce tout le long du film.



Pour garder ce climat particulier je vous conseille d'ailleurs de regarder Pontypool sans avoir lu des critiques ou autres sur le film (c'est d'ailleurs pour cette raison que cet article sera assez vague sur certains points, je ne veux RIEN vous révéler)
Tellement rien que j'en suis bien embêté pour écrire du coup... c'malin.
Si Pontypool captive c'est parce qu'on veut en s'avoir plus, certains y regretteront cependant un certain manque de rythme.
Au fur et à mesure du film on avance et les choses deviennent de plus en plus claires sur ces émeutes: ce ne sont pas des émeutes mais quelque chose de bien plus grave. Mais quoi et surtout comment cela a t'il débuté?

Si je vous conseille aussi la VO c'est pour la voix de Stephen McHattie qui incarne Grant et qui est exactement la voix que vous vous attendez à entendre sur une station radio.
Heureusement, il n'y a pas que sa voix mais bien toute sa prestation, sur laquelle le film repose pas mal d'ailleurs, qui est impressionnante.

La fin du film quant à elle laisse libre court à l'interprétation des causes des événements.
Certains pourront y voir une critique de la société, d'autres n'y verront qu'un bordel absurde.
La réalisation est soignée à tous niveau mais ne reste pas dans les mémoires tellement on se retrouve obséder par l'histoire et tentant de s'expliquer à soi même que oui, en effet vu comme ca... argh, non, j'en dis pas plus

Pontypool a cependant le mérite de faire réfléchir voir même se torturer un peu l'esprit.
Je vous le conseille vivement, bien que je ne peux pas vous assurez que vous aimerez ce film tellement il est spécial, je peux vous garantir son originalité sur bien des niveaux.

Le pouvoir des mots et de leur signification?


...Something's always going to happen!

lundi 20 juin 2011

Dead Set



Vous détestez Loft Story et autres? Vous avez toujours rêvé de voir les participants mourir? Vous allez aimer Dead Set!

Dead Set est une petite série anglaise qui comporte seulement 5 Episodes et beaucoup de zombies.



Plantons le décor


Nous sommes en plein Big Brother, ce soir un candidat doit sortir de l'émission, le verdict va bientôt tomber mais il ne sera pas la seule surprise de la soirée car voila des zombies qui débarquent!
Des zombies qui ont faim, très très faim!
Les candidats sont eux toujours enfermés dans le loft, coupés du monde extérieur.
Dead Set nous plonge parmi les candidats mais aussi parmi les membre de l'équipe technique qui ont tous un but commun: survivre ou du moins essayer.





Et c'est bien?


C'est mieux que bien mes amis! Dans dead set y'a tous pleins des zombies pas mal foutus du tout et bien affamés, il n'y a pas de moments creux ou on se fait chier et puis aussi on rigole! oui oui! Cette série m'a fait hurler de rire à certains moments ! Pour ceux qui sont allergiques à l'humour anglais il n'y a même pas de quoi avoir peur, Dead Set est drôle mais ne possède pas un humour so british, ici c'est de l'humour noir, bien placé!
Certains personnages sont tout simplement à frapper et d'autres sympas, vous verrez que certains vous serez content quand ils se feront bouffer la cervelle! Et c'est fait pour!
Personnellement à la fin du 5eme épisode j'étais triste que ça soit déjà fini! Je dois avouer même avoir préféré cette série à Walking Dead c'est dire!

site officiel
http://www.e4.com/deadset/

samedi 5 février 2011

Le lac des morts vivants

Aujourd'hui je viens vous présenter un film génial, à savoir le lac des morts vivants.
J'en entend déjà rire au fond de la salle, chut, on s'tait.



Réalisé par
Jean Rollin (paix a son âme) en 1981, le film nous propose l'histoire dans les années 50 d'un petit village qui va être la proie de vilains zombies nazis revenchards.
On découvre au cours du film que ces mêmes nazis ont été tués et jetés dans le lac au cours de la guerre et que ce lac avait servi auparavant pour des rites étranges.
Voila comment on pourrait résumer la chose en bref.

Le film commence par une scène ou une donzelle se fout à poil pour aller se baigner dans le lac.
"
Dis moi, t'es sur que c'est un film d'horreur et pas un vieux truc érotique ton film?"
Elle se baigne, longtemps (
plan inutile d'ailleurs à part pour ceux qui veulent voir des nichons et autres), puis un zombie fait son apparition la mord et c'est fini, y'a plus la donzelle.
"
Oui, je suis sûre, c'est une comédie... euh, un film d'horreur pardon."
Oui, dans le lac des morts vivants, le zombie mord au cou et puis c'est tout, pas de grabuge ça fait des économies pour les effets spéciaux.



Pour dire les choses comme elles le sont, et cela en toute objectivité et même gentillesse, niveau film d'horreur, ce film est une daube.
Mais quand on prend bien ce paramètre en compte, il y a moyen de rire.
Ok, on sait qu'on rit parce que c'est mauvais, et on rit même parfois un peu de dépit, mais on rit et parfois même plus que devant une comédie.
Rollin nous offre ici un vrai manuel de type "Marche à suivre pour rater un film d'horreur" et en fait, c'est plutôt du bonheur.

Mais en quoi ce film est il si mauvais/drôle/pitoyable ?

He bien... C'est que je me rends compte que je ne sais par où commencer tellement y'en a à dire.

Prenons tout d'abord les
caméramen... soit ils étaient vraiment pas doués ou alors ils devaient avoir 75 ans et atteints de Parkinson parce que ça tremble, ça tremble même beaucoup dès qu'on n'est plus en plan fixe.

Ensuite, les
zombies... nos zombies (qui ont donc macérés dans le lac une dizaine d'années) sont, sûrement à cause du manque de budget, tout simplement risibles.Verts fluos, on pourrait penser qu'on a un problème de TV, ou qu'ils ont été croisés avec Hulk, car leur couleur est la même.
Bon c'est peut être un lac radioactif, admettons, mais comment se fait il qu'après 10 ans dans le jus ils soient nickel ? Même leurs uniformes sont irréprochables, à se demander s'ils les avaient pas imperméabilisé. C'est ça la classe à l'allemande faut croire.



Déjà ça, suffirait à faire une mauvaise série B, mais c'est pas tout.
Nous sommes face ici à des
acteurs mauvais, qui ne pourraient même pas rivaliser face à ceux des feux de l'amour ou d'Hélène et les garçons.
Répliques à 2 balles, têtes aussi expressives et convaincante qu'un dindon tentant de pécher une huître, à croire que rien n'est laissé au hasard.
La musique aussi, nous fait croire que nous nous sommes paumés dans un épisode du renard ou de derrick, fin bref d'une vieille série policière allemande.

Ce qui a aussi de pas mal c'est les
incohérences dans ce machin, dont une de toute beauté... On nous montre une petite camionnette annonçant qu'il s'agit d'une équipe de basket, et de la sortent une meute de filles avec un ballon et jouant au volley ball... Sans déconner ça prenait 3 min d'enlever la pancarte sur la camionnette et de modifier s'ils trouvaient pas un ballon de basket à leur filer.
Dans le registre des incohérences on remarquera aussi le changement parfois très soudain entre jour et nuit voire même parfois nuit/jour/nuit ou l'inverse sur certains enchainements de plans.



Évidement, le film est digne de
Jean Rollin et vous verrez plus de paire de seins et de fesses pendant le film que de zombies... Ils auraient peut être du appeler le film "Le lac où toutes les filles se baignent à poil, avec quelques zombies" ça aurait été plus honnête.
Mais bon, c'est les années 80 et dans les années 80 faut montrer de la femme, sinon ça va pas, donc admettons.

Un truc trop hilarant aussi c'est la belle
histoire d'amitié entre le zombie et une petite fille.
Je vous explique... on découvre pendant le film que un des soldats allemand avait connu l'amour dans le village avec une de ses habitantes et que de cette union est née une petite fille.
Le soldat est tué et foutu dans le lac, la mère elle malade, meurt aussi.
Notre papa zombie, retourne sur les lieux et trouve la petite fille, toute à l'aise qui le regarde et l'identifie direct grâce à un pendentif... de là, on les verra même par la suite encore aller faire une promenade main dans la main.
Si les herbes étaient plus hautes on aurait pu se croire dans la petite maison dans la prairie.
Puis en plus papa zombie défend sa fille et livrera même bataille pour la défendre contre un de ses potes zombies. On a alors à faire à une bataille entre 2 escargots épileptiques, pleine de punch quoi.



Par contre, faut arrêter de faire pipi dans la soupe; le film est certes médiocre mais j'ai réussi à passer un bon moment en le regardant et si vous êtes de ceux qui prennent plaisir à regarder une série Z vous pouvez vous lancer dans son visionnage avec entrain!

Il ne me reste plus qu'à poser une petite question...
Monsieur
Alexandre Aja, vous qui aimez les remakes de films d'horreur et de montrer des paires de seins, pourquoi ne pas nous faire un remake de ce lac des morts vivants

lundi 10 janvier 2011

Creation: Attaque de zombies

Jour 1:
Ce matin, j'ai été réveillée par un coup de téléphone, je déteste ça, ça me fout en rogne dès le matin... mais bon, c'était pas pour rien.
Voila que ma mère me demande d'allumer vite la TV, ouais, sauf que j'ai pas le câble moi, la TV ça me permet de regarder des DVD et de jouer à la console point barre.
Après lui avoir rappelé ce petit détail, elle me balança un flux de paroles que mon pauvre cerveau à peine réveillé avait du mal à saisir : "ils veulent nous tuer"... "ce sont des zombies" "on va mourir" "je veux pas que ces connards me bouffe"... Mouai, un bon gros canulard à la TV, c'est tout.
Je la calme, lui dit d'arrêter, que j'arrive... sauf qu'en sortant de chez moi pour aller la voir, je me suis fait prendre en chasse par un espèce de cinglé sanguinolent qui faisait pas grand chose d'autre que de beugler "greuarh, greuah...", un grand poète des temps modernes.
J'arrive donc tant bien que mal chez ma mère après avoir semé ce zombie et me retrouve conne.... comment la rassurer ? "coucou ma maman, au fait t'as raison, j'ai du faire une course contre un zombie mais t'inquiète pas, j'ai gagné !" ??
Non, je la ferme et j'avoue, on est dans la merde.

Les premières choses que l'on peut noter à leur propos c'est qu'ils sont lents et cons mais deviennent dangereux une fois en nombre car ils encerclent facilement et là on est foutu.
Ils ont la démarche d'un vieux complètement bourré, beaucoup moins précise que dans les films, mais par contre ça les aide à te tomber dessus au sens littéral et s'accrocher alors à toi.

Ma mère est scotchée à son écran... regarde les vidéos de gens se faisant bouffer, de cameramen qui remballent dans leur camionnette parce qu'une de ces choses leur a foncé dessus... Ils disent que c'est une épidémie, qu'ils cherchent des vaccins... la bonne blague.
Trop tard pour aller à la fnac chercher un bouquin pour préparer la Z war, on y est.
Nous voila donc, toute la famille et le chien, bloqués chez mes parents...


Il est 3h30, on a pas bougé de la maison, personne n'arrive à dormir, on a tout éteint pour ne pas montrer signe d'une présence humaine et être sûr de ne pas les attirer.

J'ai peur.


Jour 2:
Voila 24h que le mot zombie a été prononcé pour un fait réel...
J'ai pourtant réussi les tests sur internet "Survivrez-vous à une attaque de zombie ?", je suis même une pro au jeu "House of the dead" mais j'ose pas sortir. Oui, en vrai, c'est moins drôle et puis contrairement à dans les jeux, j'ai pas une mitraillette ou un truc pour leur dézinguer la tête.
On est tous sur les nerfs... On se dit que faudrait quand même bien sortir faire des provisions, si on continue d'attendre, d'autres auront déjà entièrement pillé les supermarchés.

Voila que mon père s'en mêle... "On prend le revolver de mon père et on y va, après tout on est 4 et on n'est même pas à 1km"
Cool, je viens d'apprendre qu'il y a un revolver chez mes parents et visiblement depuis des années. Mais bon, dans des circonstances pareilles faudrait être con pour s'en plaindre.
On décide alors de prendre la voiture et aller jusque en prenant grand soin de se fringuer comme des bonshommes de neige : 3 pulls, une grosse doudoune, bonnets et gants... Ça parait débile, on va peut-être mourir de chaud, mais si on se fait attaquer, on se dit que les dents passeront pas et que ça nous laissera plus de temps pour nous défendre.

Voila donc 4 bonshommes de neige armés d'un revolver et d'une pelle à la recherche de bouffe.
Évidement, on était pas les seuls à se piller le magasin, encore heureux qu'on soit pas en plein centre ville... On était pas seuls à piller mais eux étaient là aussi... Et évidement, dès qu'ils en mordaient un et qu'ils ne réussissaient pas à le bouffer, il devenait un des leurs.
Il était pas temps de trainer... Des conserves, des biscuits, de l'eau et on rentre.
Sur le parking, on entendait des pleurs venant de la grosse poubelle, y'avait une petite gosse dedans, elle aurait jamais pu rentrer là-dedans seule, elle était trop petite. Je sais pas ce qu'il me prend mais je la soulève et la prend avec moi...
Elle pleure, hurle que ses parents ont été mangés par les messieurs pleins de sang, je pense qu'ils ont du la cacher là pour pas qu'il lui arrive la même chose...
Le problème, c'est qu'avec cette petite fille qui hurle, on est repérable, on les attire...
Arrivés à la voiture, y'en avait un qui arrivait vers nous du coup... ma mère se met à hurler qu'il va nous tuer, je la fais rentrer en vitesse dans la voiture avec la gamine et lui prend la pelle des mains, mon père lui tire dedans... une balle dans le torse... "Bordel papa, t'as jamais vu un film de zombies ! LA TÊTE BORDEL ! LA TÊTE !!!"... Heureusement, j'ai regardé des films de zombies et il a des réflexes rapides et sait tirer.
Le cinéma avait raison... c'était la tête qu'il fallait viser.

On rentre dans la voiture, plein gaz jusque la maison où il fallait encore décharger, ça se décharge très vite des courses quand on a des zombies au cul !


Jour 3:
Ils sont de plus en plus nombreux... On s'est retranché dans la cave avec nos provisions... on crèvera pas de faim avant au moins un mois, mais dans un espace si restreint, j'ai peur qu'on devienne tous fous...
La petite Sarah pleure toujours autant, ça se comprend, pour le peu qu'on en sait elle a 5 ans et est orpheline... y'a plutôt de quoi pleurer pour cette petite. Mais avec sa voix aiguë, j'ai peur qu'elle finisse par les appeler.

Où en sera-t-on dans un mois ? Ça va cesser ? Ça sera pire ?
J'ai comme l'impression qu'on va tous crever... Je pense pas qu'ils aient l'odorat au point de nous trouver dans la cave mais je sais pas pourquoi, je pense qu'on va crever...

ON VA CREVER.

samedi 30 octobre 2010

Moi Zombie, Chronique de la douleur





FICHE TECHNIQUE

Titre: Moi zombie, Chronique de la douleur
Année: 1998
Pays: Royaume Uni
Réalisateur: Andrew Parkinson
Genre: Horreur/drame


RESUME


Mark, un étudiant en botanique qui mène une existence paisible, va voir sa vie basculer d'une jour au lendemain.
C'est lors d'une promenade en forêt qu'il pénètrera dans une maison abandonnée, où il trouvera une femme apparemment très malade à qui il tentera de venir en aide; mais celle-ci, pour une raison inconnue, lui sautera au cou pour le mordre.
Au fil des jours qui suivront, Mark va se rendre compte qu'il ressent des pulsions cannibales et que sa chair commence à se décomposer...
Il n'a d'autre choix que de s'isoler et tenter de survivre au mieux possible.
Survivre en se décomposant, ce qui veut dire en se cachant, ce qui signifie aussi de ne plus avoir d'argent...comment survivre?
Survivre en sachant que pour vivre vous devez manger de la chair humaine, ce qui implique évidement de faire du mal, de tuer, de ne pas se faire prendre...
La mort imminente, la solitude, la barbarie envers ses congénères...voilà ce que Mark décrira lors de son "étude" sur lui-même ou sur celui qu'il devient peu a peu.



AVIS

Film à très faible budget, *moi Zombie* ne peut pas se vanter d'avoir des effets spéciaux de compétition, au contraire ceux-ci laissent plutôt à désirer... mais voilà, ici est peut être un des seuls défauts du film.
*Moi zombie* est un de ces films dont on n'attend pas grand chose mais qui offre beaucoup.
Il réussit à se décrocher du reste par son originalité et sa mise en scène… vous n'êtes définitivement pas face à un film de zombie classique, autant vous prévenir.
Ce film n'est pas un film d'horreur pour moi mais plutôt un drame, un drame humanisant le mutant et nous faisant plonger dans son quotidien et son évolution au fil du temps. La fin se devine dès le début et pourtant on ne peut que rester devant l'écran à regarder cette évolution vers la putréfaction, vers la mort. Quelques scènes un peu gores et dérangeantes sont présentes mais le but du film n'est de toute façon pas là… le film est assez lent mais cela colle à son ambiance et lui donne comme une façon de décrire cette lente agonie et l'évolution de Mark vers sa perte. Force est de constater que l'on s'attache au personnage de Mark et qu'on en ressort avec un profond malaise.


Je n'ai malheureusement pas réussi à trouver une bande annonce mais le film lui se trouve en VF et VOST.

Je vous laisse en espérant vous avoir donné envie de voir ce film!

lundi 15 février 2010

Bienvenue a Zombieland




Fiche Technique:
Pays : USA
Année : 2009
Réalisateur :Ruben Fleischer
Titre original : Zombieland
Genre : Horreur/comédie

Résumé
Les USA ont été infestés par les zombies, il ne reste quasi plus d'humains au sens noble du terme, bienvenue à Zombieland!
A zombieland il y a quand même encore quelques humains dont Colombus, un jeune étudiant trouillard qui est toujours vivant grâce aux règles de sécurité qu'il s'est imposées. Son but : retourner dans sa ville natale voir si sa famille est toujours de la chair fraiche ou putréfiée.
Il y a aussi Tallahassee, qui lui est un pur chasseur de zombies n'ayant aucune peur, pour lui il y a une chose qui compte plus que tout au monde : trouver les derniers paquets de ses biscuits préférés.
Au cours de leur improbable aventure il rencontreront deux jeunes filles bien décidées, elles aussi, à survivre même si il faut pour cela se jouer des autres.


Le film a été tourné en 42 jours avec un budget plutôt réduit mais tout de même digne.
Patrick Swayze devait y faire une apparition dans son propre rôle mais putréfié...il est mort avant le tournage. Bill Murray étant toujours bien vivant joue un rôle similaire (pas celui de Patrick Swayze hein, son propre rôle)
A sa sortie le film a fait une recette de 25 millions de dollars en un seul week end.


Bienvenue à Zombieland est un film plein d'humour, de 33eme degré et de fraicheur! Le rythme rapide et des répliques cinglantes font qu'on a pas le temps de s'ennuyer pendant tout le film.
Devenu un classique de la vague humour et zombie avec Shaun of The Dead, les 2 films ne sont pas comparables, l'humour différent.
Woody Harrelson (Tallahassee) est fidèle à lui même, c'est à dire bon et le film révèle Jesse Eisenberg dans son rôle de pauvre gars un peu naze, le reste du cast est honnète mais ne se démarque pas forcément.  Comme dit plus haut nous avons droit à un caméo de Bill Murray pour quelques scènes très sympathiques
Une réalisation propre, énergique, pas de fausses notes de ce coté.
Ce que je regrette le plus avec ce film c'est qu'au fur et à mesure des visionages il fait moins rire et une fin trop convenue, mais boooon, ca c'est un truc que je reproche souvent.
Je me dois quand même de vous le conseiller pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu!


Bande annonce

URL : http://www.dailymotion.com/video/xaciq2_bienvenue-a-zombieland-bande-annonc_shortfilms

dimanche 14 février 2010

Le zombie au cinema

Avant de vous parler de ces charmants êtres putréfiés je vais un peu vous faire découvrir leurs origines.
Ceux ci proviennent du Vaudou et de la magie noire sauf qu'en fait il n'y a rien de surnaturel à tout ça.
Le tout fut révélé par l'eth­no-​bo­ta­niste Wade Davis, il explique que ce que l'on appelle un zombie est à la base un homme drogué par un hougan (prêtre vaudou) et réduit en esclavage.
Et pourquoi a t'on associé ca un mort vivant alors? la drogue utilisée; composée d'ossements humains, de reptiles et de batraciens et de toxines contenue dans le poisson-globe (ceux qui veulent tenter d'avoir un zombie domestique prenez donc note); a une double propriété: anéantir toute volonté et donner l'apparence d'un cadavre. CQFD; le voila le zombinou!


Le zombie au cinéma:

Les premières apparitions des zombies au cinéma se sont faites d'ailleurs en prenant les racines du vaudou
On notera entre autres White zombie en 1932 avec Bela Lugosi et Ouanga en 1935.




Ce genre de films ayant toujours un fil conducteur similaire: un méchant monsieur vaudou ensorcelle des gens, soit la jolie madame qu'il veut se faire ou des gens pour les rendre esclaves.
Les zombies sont lents, muets et obéissent au sorcier.
Bref, dans ce type de films le méchant est le sorcier et la victime est le zombie.


1968 Georges A Romero, Night of the living dead. La révolution
L'image a laquelle on pense directement lorsqu'on parle de zombie, un zombie qui grogne les bras en avant pur venir vous dévorer la cervelle.


Romero donna donc les caractéristiques qui vont faire du zombie ce qu'il est aujourd'hui au cinéma.
Cannibale, un peu plus rapide que ses prédécesseurs ensorcelés, il n'en reste pas moins lent.
L'exportation du film de zombie en Italie en fit des être ayant eu le temps de moisir dans leur cercueil et donc bien putréfiés et prenant place dans des films gore.
C'est en italie qu'on trouvera aussi les premiers zombies qui courent dans L'avion de l'Apocalypse et ça en est rigolo tellement c'est mauvais.
[c'est ici pour voir un zombie sprinter] http://www.youtube.com/watch?v=Pju0wBG8f_c

En 1994 Saovi nous offre Dellamorte Dellamore, film totalement à part entière avec un Rupppert Everett fossoyeur mélancolique dont les clients se réveillent 7 jours après leur mort. Jouant plus avec l'amour maudit que le zombie bouffeur de cervelle, ce film ne ressemble pas aux autres films de zombies italiens...il est à voir contrairement à une grosse partie des autres.

On remarquera aussi dans les années 40 des films avec des savants fous Allemands se construisant une armée immortelle et on trouvera dans les années 70 Shock Waves où un commandos de zombies en uniformes a fait d'une bande de naufragés sa proie. Tout récemment aussi Dead Snow avec de féroces zombies revanchards aussi en uniforme.

Et des gentils zombies il y en a?
Oui! Dans Fido, film où le zobmie est devenue domestique et accomplit les tâches quotidiennes, le zombie peut être docile, voir même gentil!

Et quand n'est il du QI d'un zombie vous allez me dire?
Hé bien de base c'est la misère des neurones pour les premiers films, il rentrera dans le standard que le zombie est con. Mais comme pour la vitesse de déplacement il faut des exceptions, et c'est ici qu'on note Land of the Dead de Romero où le zombie montre signes d'une pseudo intelligence. Cependant même les zombies de Land of The Dead ne sont pas prêts d'avoir un prix Nobel, se servir d'un marteau piqueur oui, penser qu'il faut de l'électricité pour, non !

Le zombie est il drole?
Il peut, l'apparition des comédies de zombie est bien réelle avec nottament Bienvenue a Zombieland ou encore Shaun of the Dead

Et qui fut le premier zombie? réponse en image